17 avril 2026

Zemiti jette l’éponge

Le NA Hussein Dey traverse une nouvelle zone de turbulences. Au lendemain de la défaite concédée face à l’ASM Oran (1-0), dans le cadre de la 20e journée de la Ligue 2 amateur, l’entraîneur Farid Zemiti a pris une décision lourde de conséquences en annonçant sa démission. Un choix fort, intervenu à chaud, mais mûrement réfléchi selon ses proches, et qui acte définitivement l’élimination du Nasria de la course à l’accession en Ligue 1.

Omar Yahiaoui

Le revers subi à Oran a été celui de trop pour Farid Zemiti. Arrivé avec l’objectif clair de relancer l’équipe et de la maintenir dans le sillage des prétendants à la montée, le technicien n’a pas réussi à inverser durablement la tendance. Cette nouvelle contre-performance, synonyme de rupture définitive avec le haut du tableau, a scellé le sort sportif du NAHD cette saison, rendant l’objectif initial tout simplement irréalisable.

Un départ par loyauté envers le club

Visiblement affecté après la rencontre, Zemiti n’a pas cherché à se dérober. Au contraire, il a assumé sa part de responsabilité et expliqué les raisons de son départ avec franchise : « Je ne peux pas trahir mon club et continuer alors que je sais qu’on ne peut plus rien espérer et que l’accession est désormais impossible pour nous », a-t-il déclaré. Pour le technicien, poursuivre l’aventure sans objectif concret n’aurait été qu’un acharnement inutile, contraire à ses principes et à l’intérêt du club.

« Ma santé avant tout »

Outre l’aspect sportif, Farid Zemiti a également évoqué des raisons personnelles pour justifier sa décision. Souffrant de problèmes de santé, il a préféré se préserver et éviter une pression supplémentaire : « Je veux aussi préserver ma santé. Je suis malade et je ne veux pas me mettre dans une pression supplémentaire », a-t-il confié. Une sortie honnête, qui montre un homme conscient de ses limites et soucieux de ne pas s’exposer davantage dans un contexte déjà pesant.

Une instabilité chronique sur le banc

La démission de Zemiti vient rallonger une liste déjà bien fournie cette saison. Avant lui, Benchouia puis Biskri avaient également quitté leurs fonctions. Trois entraîneurs en une seule saison : un chiffre qui illustre parfaitement l’instabilité chronique que traverse le NAHD et qui pose inévitablement la question de la gestion sportive du club.

Quelle solution pour la suite ?

La direction husseindéenne se retrouve désormais face à un dilemme. Faut-il nommer rapidement un nouvel entraîneur pour terminer la saison, ou opter pour une solution interne ? L’option la plus probable serait de confier l’équipe à l’adjoint Dahmane Badreddine, au moins à titre intérimaire, tout en faisant appel à un technicien issu des catégories de jeunes pour assurer la continuité.

Dans un contexte où l’objectif majeur s’est envolé, la priorité sera surtout de stabiliser le groupe, préserver l’équilibre du vestiaire et préparer au mieux la prochaine saison. Car si l’exercice actuel est d’ores et déjà à classer parmi les grandes désillusions, le NAHD devra rapidement tirer les leçons de cet échec pour espérer repartir sur des bases plus solides.

O. Y. 

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