25 mai 2026

El-Harrach risque la saignée, cet été

L’USMH traverse une période des plus délicates. Après avoir échoué de peu dans sa tentative de retour parmi l’élite du football algérien, le club algérois fait désormais face à une menace encore plus inquiétante : une saignée massive dans ses rangs cet été. 

Par Mouloud Ait-Mesbah

Le rêve d’accession s’est envolé lors de la dernière journée du championnat face à l’IB Khemis El Khechna, une rencontre qui a marqué non seulement la fin de saison mais aussi, peut-être, la fin d’un cycle pour de nombreux joueurs. Parmi les premiers à officialiser son départ, Bilel Bensaha. L’attaquant n’a pas attendu longtemps pour annoncer son choix.  Dès le lendemain de la dernière rencontre de championnat, il a fait savoir qu’il ne prolongera pas l’aventure avec les Jaune et Noir. Une décision mûrement réfléchie, selon ses proches, motivée par la déception de ne pas retrouver la Ligue 1 Mobilis et par des offres plus alléchantes venues d’autres clubs de l’élite. Mais Bensaha ne sera pas le seul. Dans les coulisses du stade du 1er-Novembre de Mohammadia, plusieurs autres cadres de l’équipe s’apprêtent à faire leurs valises. Des éléments importants de l’effectif, lassés par les incertitudes sportives et administratives du club, envisagent sérieusement de changer d’air. Le moral est en berne, et la frustration d’avoir échoué de justesse à accéder en Ligue 1 pèse lourd dans les esprits. Pour certains, c’est l’occasion de relancer leur carrière dans des clubs plus stables.

Un effectif démobilisé, un avenir incertain

Ce départ en masse, s’il se confirme, risque de laisser l’USMH exsangue. L’équipe, qui avait affiché un visage séduisant durant une bonne partie de la saison, pourrait perdre son ossature principale. À cela s’ajoute l’instabilité au niveau de la direction, souvent critiquée pour son manque de vision et ses promesses non tenues. Sans une réaction rapide et des garanties solides, la direction harrachie aura bien du mal à retenir ceux qui hésitent encore à partir. Certains noms circulent déjà parmi les possibles partants : des milieux de terrain en vue, des défenseurs expérimentés, mais aussi des jeunes formés au club et qui ne souhaitent pas prolonger dans un contexte aussi flou. Les agents s’activent, les discussions avec d’autres clubs s’intensifient, et à El Harrach, l’inquiétude grandit.

Reconstruire ou sombrer ?

L’USMH doit désormais prendre les décisions qui s’imposent. Car si les départs se multiplient sans qu’aucune stratégie de reconstruction soit mise en place, c’est tout l’avenir sportif du club qui sera en péril. Le mercato estival s’annonce crucial, et la direction devra non seulement convaincre des joueurs de rester, mais aussi attirer de nouveaux éléments capables de relancer une dynamique de victoire. Le défi est de taille, mais pas insurmontable. Encore faut-il que les dirigeants fassent preuve de clarté, de fermeté et, surtout, de vision. À défaut, El Harrach pourrait vivre un été calamiteux, et entamer la prochaine saison dans la tourmente.

L’union sacrée, c’est le seul moyen de sauver les meubles

Ce qui pourrait sauver El Harrach dans ces moments troubles et indécis, c’est l’union sacrée de tous derrière le club. C’est une condition sine qua non pour assurer la survie du club. Pour sauver ce qui peut être encore sauvé, c’est une union autour du club et des dirigeants actuels. Il ne sert à rien de se déchirer et de semer le trouble dans les esprits des centaines de milliers de Harrachis amoureux de leur équipe. Certains parmi les sages de la ville estiment que «si le club n’a pas pu accéder, ce n’est pas par la faute des joueurs ou des dirigeants. Les gens doivent savoir raison garder et faire la part des choses. Si l’USMH n’est pas en Ligue 1 c’est que, quelque part, il y a eu des dysfonctionnements ailleurs que dans notre club. Il faut bien se le dire. N’étaient ces décisions iniques de la part de ceux qui ont à charge la gestion de cette compétition, on n’en serait pas là à se tirer les uns sur les autres». Il n’y a pas plus vrai. Si aujourd’hui El Harrach va devoir refaire une année encore en Ligue 2, ce n’est pas la faute des dirigeants ou des joueurs et encore moins de son staff technique. Quelque part, une main dans l’ombre à modifié le cours de l’histoire.

M. A-M.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *