27 mai 2026

Benchouia claque la porte  

Le match nul concédé par le NA Hussein-Dey face au Widad de Mostaganem (0-0), vendredi au stade du 20-Août-1955, n’aura pas seulement laissé un goût amer aux supporters. Il a également scellé le sort de l’entraîneur Mohamed Benchouia, qui a annoncé sa démission quelques minutes à peine après le coup de sifflet final. Un épilogue brutal mais prévisible, tant la pression était devenue insoutenable autour du technicien, incapable d’enrayer la série de résultats décevants.

Engagé dans la course à la montée, le NAHD savait qu’il n’avait plus droit à l’erreur, surtout à domicile. Le point arraché face au WAM ne faisait pas l’affaire des Sang et Or, qui restaient déjà sur deux nuls préoccupants, dont un autre au 20-Août contre l’USMH. Dans un contexte où chaque faux pas pèse lourd, ce résultat avait des allures de sanction. Benchouia, conscient que seule une victoire pouvait sauver son poste, semblait résigné avant même de regagner les vestiaires. Il avait parfaitement compris que ses chances de continuer étaient minces, la direction ne cachant plus son impatience devant le manque de progression de l’équipe.

Une annonce directe aux joueurs : « Je ne peux plus continuer ainsi »

Selon nos informations, le coach a réuni ses joueurs après le match pour leur annoncer son départ. Il leur aurait confié qu’il ne pouvait plus travailler «dans ces conditions», estimant que le club avait besoin du soutien de ses supporters pour espérer sortir de cette spirale négative. Le huis clos imposé au NAHD depuis plusieurs semaines pèserait lourd dans la dynamique du groupe, déjà fragilisé par la pression constante de l’objectif d’accession.

Toutefois, Benchouia a également reconnu sa part de responsabilité. Dans un championnat aussi serré, il savait que les entraîneurs vivaient au rythme des résultats, et que trois nuls consécutifs, dont deux à domicile, ne pouvaient que provoquer des remous en interne.

Une direction qui avait déjà tranché

Si la démission de Benchouia peut sembler spontanée, la réalité est toute autre. La direction du NAHD avait déjà pris la décision de le remercier à l’issue de cette rencontre, insatisfaite de sa gestion du groupe et de la stagnation du rendement collectif. Les responsables du club reprochaient notamment au coach son incapacité à créer un onze stable et à redonner une identité claire à l’équipe.

Son départ est donc intervenu au moment où les dirigeants s’apprêtaient à lui demander officiellement de se retirer, évitant ainsi une rupture conflictuelle qui aurait davantage secoué un club déjà instable.

Dziri en pole position, mais avec des conditions

Dès l’annonce du départ du technicien, plusieurs noms ont circulé pour lui succéder. Le plus cité reste celui de Bilal Dziri, ancien coach du NAHD et figure bien connue de la maison. Dziri aurait même les faveurs d’une partie des décideurs, mais son retour reste suspendu à plusieurs conditions. L’ex-international est réputé exigeant, tant sur le plan technique que matériel, et ses demandes pourraient s’avérer difficiles à satisfaire dansla situation actuelle du club. D’autres pistes restent à l’étude, notamment celles de Boualem Charef et Abdelkader Amrani, deux entraîneurs libres mais eux aussi connus pour leur rigueur et leurs exigences financières. Le NAHD devra donc trouver un équilibre entre ambition sportive et réalités budgétaires pour trancher rapidement.

O. Y.

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