La demi-finale ‘’retour‘’ de la Coupe de la Confédération CAF entre l’OC Safi et l’USM Alger (1-1) a été le théâtre d’un nouvel épisode qui confirme, pour ceux qui ont encore un doute, que le Maroc peut se permettre toutes les entraves aux protocoles et règlements des compétitions sans être puni.
Par Mohamed Touileb
Dimanche, les Usmistes ont joué dans des conditions électriques avec une sécurité des visiteurs qui était en péril. Cela devait même valoir une annulation de la rencontre et une victoire sur tapis vert des Algériens sans avoir à jouer. Toutefois, ce match a pu se dérouler, avec 0 minute de retard sur l’heure du coup d’envoi officiel, et aller à son terme. Au bout – une nouvelle fois – la justice divine l’a emporté voyant les Rouge et Noir se qualifier. Entre cette grosse affaire de la finale de la CAN 2025 et ce qui en a suivi comme décision controversée avec la révocation du titre au Sénégal, qui avait pourtant battu le Maroc, déclaré administrativement champion, le dopage chez les joueurs des clubs marocains qui jouissent d’impunité et cet hooliganisme persistant des équipes du voisin de l’Ouest lors des affiches cruciales, il n’y a plus de doute sur le fait que la CAF suit un mode d’emploi qui avantage le Maroc.
L’arbitrage maison n’a pas marché
FouziLekjaâ a pu, sur les 10 dernières années, infiltrer et monopoliser les différents départements « cafiens » pour protéger les intérêts de son pays. L’attitude serait restée recevable et normale car toute personne est en droit de « servir » sa nation dans les structures sportives ou politiques. Cependant, que cela bascule dans une sorte de prise en otage de l’organe confédéral, l’inadmissible et la dénonciation ne peuvent qu’intervenir d’une manière énergique.
Dimanche, on a pu voir que la manie de mettre une pression constante sur l’arbitre n’est pas propre aux Sénégalais. Heureusement que le directeur de jeu, Samuel Uwikunda (Rwanda), ne s’est pas laissé faire et a livré une prestation largement correcte. Par ailleurs, on notera que le controversé Issa Sy, qui était aux commandes de l’assistance vidéo aux arbitres (VAR), a signalé la main qui a donné lieu au penalty décisif accordé aux « gars de Soustara ». En tout cas, il ne pouvait pas faire autrement car ç’aurait été scandaleux et flagrant.
Riyesslebhar ne craignent pas les méandres
Aujourd’hui, la CAF se retrouve en péril à cause des pratiques obscures de Lekjaâ qui commence à plonger dangereusement la balle ronde continentale dans des méandres sans précédents. Comme pour l’affaire du maillot de la RS Berkane, l’USM Alger met – à nouveau – en lumière les anomalies mais aussi le laxisme qui profite au Maroc.
Ce dernier a pu tirer avantage de la complaisance lors de la demi-finale de 2023 dans laquelle les Algérois ont été déclarés perdants et éliminés – injustement – par la CAF avant d’obtenir – tardivement – gain de cause auprès du Tribunal arbitral du Sport (TAS) de Lausanne (Suisse). Cette fois, c’est sur le terrain que les camarades d’Oussama Benbot se sont fait justice en chassant les Requins qui ne savent manifestement nager qu’en eaux troubles. On a envie de dire que « RiyessLebhar » ne craignent pas les agitations et les courants contraires. « Qorsanighennem » n’est pas qu’une chanson. C’est une ode à la victoire et la conquête.
M.T.
