Belaïli en Vert ? les feux sont au rouge
Vladimir Petkovic, qui ne connaissait pas personnellement le joueur même s’il s’était entretenu avec lui, s’est certainement basé sur les avis de l’entourage à la Fédération algérienne de football (FAF) pour ne pas convoquer Youcef Belaïli après sa venue à la tête de la barre technique. L’attitude et le comportement du milieu offensif ont motivé ce choix. Et le temps n’a pas donné tort au Bosnien.
Par Mohamed Touileb
Le 23 janvier 2024 face à la Mauritanie marquait certainement la fin de l’aventure de Youcef Belaïli avec l’équipe nationale. Durant la CAN-2023, malgré la défaillance collective, celui qui vient de signer son retour à l’Espérance de Tunis s’était montré à son avantage. Mais là n’était pas vraiment le problème de Belaïli. Techniquement, c’est un footballeur de qualité. Le problème a toujours été cette mentalité qui laissait, depuis toujours, à désirer. Et la donne n’a pas vraiment changé après que Djamel Belmadi, désormais ex-sélectionneur national, ait placé -de nouveau- sa confiance en lui malgré ses déboires sportifs en France et ses deux expériences complètement ratées au Stade Brestois 29 et l’AC Ajaccio avec, à chaque fois, un divorce brutal pour manque de discipline.
La gourmandise plutôt que l’appétit foot
A 32 ans, le gros de la carrière de Belaïli est clairement derrière lui. Et on peut dire que le natif d’Oran a eu des opportunités de rachat desquelles d’autres joueurs n’ont pas pu bénéficier. Après avoir été contrôlé positifs à la cocaïne en août 2015, il a écopé d’une sanction de 4 ans qui a été écourtée à 2 ans. A l’époque, Mohamed Raouraoua était président de la Fédération algérienne de football (FAF). Cet épisode a causé beaucoup de tensions entre les deux hommes. Et les répercussions de cette relation tendue ont rattrapé le désormais ex-sociétaire du MC Alger qui l’a relancé l’été dernier alors qu’il était sans club. Au lieu de montrer de la gratitude au Doyen, le numéro 10 s’est mis à faire du chantage pour être revalorisé par la direction du Mouloudia. Une manœuvre qui n’a pas franchement été du goût de Mohamed Hakim Hadj Redjem, président du Conseil d’Administration de la SSPA/Le Doyen, qui n’a pas accédé à cette requête l’invitant à ramener un club pour obtenir sa lettre de libération.
3e meilleur passeur de l’histoire de l’EN
Celui qui compte 9 buts et 19 offrandes (3e meilleur passeur de l’histoire derrière Slimani et ses 20 assists) avec El-Khadra en 54 capes, a pourtant retrouvé les Verts par la porte du MCA après une première moitié de saison intéressante. Mais voilà qu’il a mis tout cet acquis sur une table de négociations qui ont mal tourné portant, encore une fois, préjudice à son image. Cet épisode n’est définitivement pas fait pour augmenter ses chances de revenir chez les Fennecs. Même s’il rejoint un club de renom en Afrique et qui va disputer la Coupe du Monde des clubs FIFA 2025 l’été prochain aux Etats-Unis. Est-ce qu’il retrouvera sa verve en Tunisie ? Même s’il n’est plus ce jeune joueur qui martyrisait les défenses adverses grâce ses dribbles déroutants et la puissance de ses incursions ? Depuis son premier passage chez les Sang et Or, Belaïli a pris de l’épaisseur. Il est aussi devenu un footballeur à la grosse tête, capricieux et conflictuel. Des détails forts préjudiciables qu’il ne faut pas oublier.
M.T.
