Le stade Benhaddad s’apprête à vibrer pour une ultime bataille riche en adrénaline. Ce vendredi, à 16h, le RC Kouba reçoit le GC Mascara avec une seule idée en tête, décrocher les trois points. Dans cette course folle aux play-offs, la victoire est impérative, mais elle reste suspendue au destin d’une autre rencontre capitale du côté de Témouchent.
L’ambiance s’annonce électrique dans les travées de l’enceinte koubéenne. Les supporters du Raed ont encore en tête l’exploit retentissant réalisé lors de la journée précédente sur la pelouse de Zabana à Oran. Alors que beaucoup d’observateurs condamnaient déjà les chances de montée, cette victoire héroïque a totalement relancé la machine et insufflé un vent d’optimisme sur les hauteurs d’Alger. Le groupe affiche une détermination sans faille et une solidarité exemplaire pour ce dernier acte de la saison régulière. Pourtant, le destin des Vert et Blanc n’est plus totalement entre leurs mains. Pour espérer voir les barrages, il faut impérativement que le CRT trébuche à domicile face au WA Tlemcen. Un match nul à Témouchent suffirait au bonheur du RCK si la logique est respectée contre Mascara. Le scénario est complexe et demande une force mentale supérieure. Les joueurs de Kouba doivent d’abord s’occuper de leur propre tâche en évitant le piège d’une équipe de Mascara qui n’aura rien à perdre. La concentration doit être maximale pour ne pas gâcher cette opportunité inespérée. La pression sera immense sur les épaules des vingt-deux acteurs. Sur le terrain, la gestion des émotions sera la clé du succès. Le staff technique a insisté toute la semaine sur la nécessité de marquer rapidement pour mettre la pression sur le concurrent direct à distance. Les calculs de probabilités animent toutes les discussions mais la réalité du rectangle vert reste souveraine. Le public koubéen se prépare à vivre quatre-vingt-dix minutes de pure passion entre l’espoir d’un exploit historique et la peur d’une désillusion cruelle. L’histoire du football algérien a souvent prouvé que les retournements de situation les plus improbables font partie du décorum de ces dernières journées. Le Raed veut croire en son étoile et compte bien pousser jusqu’au bout pour forcer les portes du destin. Si le miracle a commencé à Oran, il pourrait bien se conclure en apothéose dans un stade Benhaddad en fusion. Le dénouement de ce feuilleton haletant approche à grands pas. Qu’il s’agisse de joie immense ou de regrets éternels, le sort du RCK se jouera sur deux fronts simultanés. Les supporters attendent désormais que la réalité du terrain rejoigne leurs rêves les plus fous pour prolonger cette aventure vers les sommets.
Hadjar face au onze de départ
À la veille de ce choc décisif contre le GC Mascara, tous les regards sont tournés vers les choix de Cherif Hadjar. Le technicien du Raed se retrouve face à un dilemme classique après l’exploit retentissant à Oran. Doit-il appliquer le célèbre adage qui veut que l’on ne change pas une équipe qui gagne ou doit-il injecter du sang neuf pour contrer le bloc adverse ? Hadjar est connu pour sa rigueur et sa capacité à s’adapter aux caractéristiques de l’opposant. Si la stabilité semble être le mot d’ordre pour préserver les automatismes nés du succès face à l’ASMO, le coach pourrait être tenté par quelques retouches stratégiques. L’enjeu est de taille, celuide maintenir l’équilibre défensif tout en dynamisant l’animation offensive pour forcer le verrou de Mascara dès l’entame. Le vestiaire reste suspendu à ses décisions finales car Hadjar sait que la fraîcheur mentale sera tout aussi importante que le schéma tactique pour arracher cette qualification.
M.A.
