Le capitaine koubéen prend ses responsabilités en dehors du rectangle vert. Face à l’incertitude qui plane sur l’avenir de l’effectif, Belalem multiplie les échanges avec ses partenaires pour tenter de stabiliser le groupe. Un rôle de médiateur crucial pour freiner les envies de départ avant les discussions officielles.
Dans le tumulte qui accompagne souvent les fins de saison à Kouba, une voix s’élève pour ramener un semblant de sérénité. Abderrahmane Belalem n’est pas seulement le porteur du brassard les jours de match, il s’impose désormais comme le garant de la cohésion du vestiaire dans une période de turbulences administratives. Alors que le marché des transferts commence à s’agiter et que les sollicitations extérieures pleuvent sur les cadres de l’équipe, le milieu de terrain a décidé de prendre les devants. Selon des indiscrétions émanant de son entourage proche, le capitaine ne cesse de sensibiliser ses coéquipiers sur l’importance de ne pas agir dans la précipitation. Son discours est axé sur la patience et la confiance envers le projet porté par la direction actuelle. Le rôle de Belalem dépasse ici le cadre purement sportif pour toucher à la psychologie de groupe. Il sait mieux que personne que le RCK ne peut pas se permettre une énième dispersion de ses forces vives. En discutant individuellement et collectivement avec les joueurs, il tente de gagner du temps pour permettre aux dirigeants de formaliser les propositions de renouvellement. C’est une course contre la montre où chaque parole compte pour éviter que le groupe ne s’effrite sous la pression des agents ou des clubs concurrents. Le capitaine mise sur l’attachement au club et sur le travail entamé cette saison pour convaincre ses pairs que le meilleur reste à venir sous les couleurs du Raed. Cette initiative personnelle est perçue comme une véritable bouffée d’oxygène pour l’administration du club. En interne, on salue l’implication d’un leader qui comprend les enjeux de la stabilité. Les joueurs, souvent livrés à eux-mêmes une fois la dernière journée de championnat passée, trouvent en Belalem un interlocuteur qui partage leurs préoccupations tout en les incitant à la retenue. Pour les supporters, cette attitude renforce l’image d’un bloc soudé malgré la déception des play-offs manqués. Cependant, cette médiation du capitaine a ses limites temporelles. Si les actes concrets de la direction tardent trop à se manifester, même le charisme du leader ne suffira plus à contenir les velléités de départ d’un effectif très courtisé. L’intervention de Belalem offre un répit précieux aux décideurs koubéens pour organiser la suite des événements. Le capitaine a fait sa part du travail en maintenant le dialogue au sein de la troupe. La responsabilité incombe désormais aux dirigeants de transformer cette patience en engagements fermes pour la saison prochaine.
M.A.
