La rencontre disputée avant-hier face à l’ES Mostaganem devait servir de véritable laboratoire pour l’entraîneur de l’USM Alger Lamine N’diaye. Entre rotation de l’effectif et volonté de tester de nouveaux visages, l’occasion semblait idéale pour jauger la profondeur du banc et offrir du temps de jeu à certains jeunes éléments. Mais au final, cette opportunité s’est transformée en rendez-vous manqué. Alignés d’entrée, Omar Boulaâras et Moncef Boutaoui étaient particulièrement attendus. Le premier, positionné au milieu de terrain, n’a jamais réussi à trouver ses repères. Souvent mal placé, dépassé dans les duels et imprécis dans ses transmissions, il a donné l’impression d’être complètement perdu dans l’entrejeu. De son côté, Boutaoui a vécu une soirée encore plus compliquée. Transparent sur le plan offensif, peu inspiré dans ses déplacements, il a surtout marqué négativement les esprits en ratant un penalty qui aurait pu relancer son équipe. En seconde période, Abderrahmane Achouri et AlaeddineLimane ont été lancés dans le bain avec l’espoir d’apporter un nouveau souffle. Toutefois, leur entrée n’a pas eu l’impact escompté. Discrets, ils n’ont pas su peser sur le cours du jeu ni apporter ce supplément d’âme attendu dans ce type de configuration. Certes, pour Achouri et Limane, il s’agissait d’une première apparition en équipe première, un cap toujours délicat à franchir, tandis que Boutaoui et Boulaâras ne sont pas compétitifs. Mais cet argument ne suffit pas à expliquer une prestation aussi terne, surtout face à un adversaire largement à leur portée. L’ES Mostaganem, déjà reléguée en Ligue 2, s’est présentée avec un groupe rajeuni et en manque de rythme, loin d’être dans les meilleures conditions compétitives. Dans ce contexte, les jeunes de l’USMA avaient une occasion en or de marquer des points et de convaincre le staff technique. Au lieu de cela, ils ont laissé filer une opportunité précieuse. Une prestation décevante qui pourrait peser lourd dans la hiérarchie.
M. M.
