17 avril 2026

A J-2 du duel face au SKAF : Kouba, arbitre malgré lui d’un duel pour la survie

Vendredi après-midi au stade Mohamed Belkebir de Khemis Miliana, le match entre le SKAF et le RCK va bien au-delà d’un simple affrontement de fin de saison. Pour les locaux, cette rencontre est une question de survie. 

Par Youcef Mimoune

Pour les visiteurs, elle est l’occasion de défendre l’intégrité du championnat. Car en se rendant à Khemis Miliana sans enjeu, le RCK endosse un rôle ingrat mais essentiel : celui d’arbitre du maintien. Et dans ce genre de contexte, tout relâchement prêterait immédiatement à soupçon. Actuellement relégable, le SKAF n’a pas le choix et jouera le match de sa vie. À un seul petit point du premier non relégable, Khemis Miliana est condamnée à la victoire. Une défaite ou même un nul, et le spectre de la descente pourrait se transformer en réalité brutale dès cette 29e journée. Le groupe, déjà affecté par les sévères sanctions engendrées par le match «arrangé» contre la JSMT, est sous pression, le staff est sur le fil et le public, inquiet, s’apprête à pousser fort. À Khemis, c’est le match de la peur, un de ceux où une saison entière bascule sur un tout petit détail. Du côté du RCK, le tableau est tout autre : le maintien est assuré, les ambitions sont désormais tournées vers l’avenir. Mais cela ne signifie pas que le match sera pris à la légère. Le message est clair : Kouba veut jouer son rôle d’arbitre avec dignité et surtout sans prêter le flanc aux suspicions. Dans un championnat souvent critiqué pour son manque de transparence, la crédibilité du Raed est en jeu…

Un match piégé pour tous 

La Ligue a appelé à la vigilance sur les matchs à fort enjeu en cette fin de saison. Le duel SKAF–RCK figure clairement dans cette catégorie. «Les yeux seront rivés sur cette rencontre. Toute attitude douteuse sera payée cash. L’image du club, et même du championnat, est en jeu», commente un proche de la DNA. Le RCK l’a compris et l’équipe, même si elle pourrait intégrer quelques jeunes, sera alignée avec sérieux. L’objectif est double : respecter l’éthique et préserver sa réputation. À première vue, c’est une opposition classique entre une équipe menacée et une autre en vacances. Mais dans les faits, le RCK joue gros, pas sportivement, mais moralement. Le moindre doute, le moindre relâchement, et la suspicion s’abattra. Vendredi, à Khemis Miliana, il n’y aura pas d’enjeu pour Kouba… mais il y aura un devoir, celui de respecter la compétition, jusqu’à la dernière minute. Le RCK aurait pu aborder cette 29ᵉ journée en roue libre, l’esprit tourné vers la saison prochaine, les vacances déjà dans un coin de la tête. Sauf que le tirage du calendrier lui a confié une ultime mission délicate avant de raccrocher. Du coup, Kouba ne joue pas pour les points, mais plutôt joue pour ses principes …

Les choix de l’entraineur à l’index !

Actuellement 14e, à un seul point du maintien, le SKAF sait qu’une victoire est impérative pour continuer à croire au miracle. À domicile, devant un public annoncé nombreux et bruyant, les joueurs de Khemis Miliana évolueront dans une tension extrême et avec la peur au ventre. Cette immense pression contraste avec la décontraction des visiteurs. Et c’est précisément là que réside le piège pour le RCK : ne pas tomber dans le faux rythme d’un match « sans enjeu », qui ouvrirait la porte à toutes les spéculations. Côté sportif, l’entraîneur de Kouba devrait aligner une équipe mixte, entre cadres et jeunes en quête de temps de jeu. Une manière d’assurer un certain équilibre tout en respectant l’éthique sportive. Ce choix stratégique vise aussi à se projeter vers la saison prochaine, tout en évitant de donner l’impression d’un onze volontairement affaibli. Le message est clair : le RCK veut jouer son rôle d’arbitre avec dignité et surtout sans laisser place aux suspicions…

Verrouiller la deuxième marche

À deux journées de la fin du championnat, le RCK se retrouve face à une autre évidence : un succès lors de l’avant-dernier match est impératif s’il veut assurer sa 2 place au classement et s’offrir un dernier match sans enjeu. Un scénario que les Vert et Blanc n’avaient peut-être pas anticipé il y a quelques semaines, mais qui s’impose désormais comme une condition sine qua non pour finir la saison la tête haute. Actuellement dauphin (51 points), le Raed est encore sous la menace directe de la JSEB (49 points), qui guette le moindre faux pas. Une défaite ou même un nul lors du prochain match contre le SKAF et tout serait relancé. La 2ᵉ place, au-delà de l’aspect symbolique, pourrait aussi ouvrir la porte à des privilèges en cas de repêchage, de montée ou de réforme à venir. Un détail important dans le football algérien, où les règlements évoluent très rapidement parfois en coulisse…

Y. M.

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