19 mai 2026

Abbas pour une mission de sauvetage ?

La direction du NAHD serait parvenue à un accord quasi final avec l’ancien entraîneur de l’US Biskra, Aziz Abbas, pour prendre en main la barre technique de l’équipe première. Des négociations longues et âpres ont été menées ces derniers jours entre les deux parties, avant d’aboutir à un consensus de principe, en attendant l’officialisation.

Omar Yahiaoui  

Aziz Abbas devrait ainsi succéder à Farid Zemiti, qui avait décidé de jeter l’éponge juste après la défaite concédée face à l’ASMO, pour le compte de la 20e journée de la Ligue 2. Un revers de trop pour Zemiti, dans un contexte sportif tendu et marqué par une pression permanente autour du club.

Après mûre réflexion, le président Yacine Hanied aurait donc opté pour Abbas afin de terminer la saison, convaincu par son expérience et sa capacité supposée à gérer les situations délicates. Le technicien hériterait toutefois d’un chantier complexe, tant le Nasria traverse une période instable à tous les niveaux.

Une mission limitée au maintien

La feuille de route assignée au futur entraîneur est claire : sauver le NAHD de la relégation. Les ambitions de podium et de qualification pour les play-offs se sont envolées depuis plusieurs journées, en raison d’une série de contre-performances ayant coûté de précieux points à l’équipe. Dans ces conditions, il est désormais illusoire de parler d’accession. Elle viserait plutôt un maintien « honorable », en tentant de terminer à la quatrième ou cinquième place. Un objectif qui, sur le plan comptable, permettrait de sécuriser la situation sportive, mais qui ne satisfait guère les supporteurs, toujours frustrés de voir leur club s’éloigner, saison après saison, de l’élite nationale. Pour une frange importante des fans, le simple maintien ne saurait masquer les lacunes structurelles et les choix discutables opérés depuis le début de l’exercice.

Quatrième entraîneur en une saison  

L’éventuelle nomination d’Aziz Abbas ferait de lui le quatrième entraîneur du NAHD cette saison, après Mohamed Benchouia, Mustapha Biskri et Farid Zemiti. Une instabilité chronique qui illustre parfaitement le malaise régnant au sein du club.

Changer d’entraîneur à répétition, sans laisser le temps à un projet sportif de s’installer, est devenu une habitude au Nasria. Cette gestion à court terme pose inévitablement la question de la vision et de la cohérence de la direction, souvent accusée d’être trop facilement influençable par la pression populaire et les réactions à chaud des supporters, au détriment d’une stratégie durable.

Un choix qui divise

Par ailleurs, le profil d’Aziz Abbas ne fait pas l’unanimité. Alors que la direction se plaint régulièrement du manque de moyens financiers, certaines voix s’élèvent pour dénoncer les exigences salariales du technicien, qui ne serait pas disposé à accepter un salaire inférieur à 80 millions de centimes, en plus de la prise en charge d’un logement. Une charge financière jugée lourde par de nombreux observateurs, dans un contexte économique déjà fragile. Certains estiment qu’il aurait été plus judicieux d’opter pour un entraîneur local, moins coûteux et davantage en phase avec les réalités du club. D’autres rappellent néanmoins que la priorité reste le maintien, et que l’expérience d’Abbas pourrait s’avérer déterminante dans une mission de sauvetage où l’erreur ne sera pas permise. Quoi qu’il en soit, si l’accord venait à être officialisé, Aziz Abbas arriverait dans un climat tendu, avec une marge de manœuvre réduite et l’obligation de résultats immédiats. Au NAHD, plus que jamais, le temps n’est plus aux expérimentations, mais à la survie sportive.

O. Y. 

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