Un mois après la décision de mettre fin aux fonctions de Saïd Allik, le divorce entre l’ancien directeur général sportif et l’USM Alger est loin d’être définitivement consommé. Si le club de Soustara avait annoncé la résiliation du contrat avec effet immédiat fin juillet, ce n’était absolument pas une divorce à l’amiable entre les deux partie. Aujourd’hui, le président historique réclame… 4,8 milliards de centimes !
Par Moussa Maïdi
Selon une source proche du dossier, la direction du club avait proposé six mois de salaire pour parvenir à une séparation à l’amiable. Cette proposition représente une enveloppe conséquente que les responsables étaient disposés à accorder afin de tourner définitivement la page. Mais l’avocat de Saïd Allik réclame, de son côté, le paiement de l’intégralité des salaires correspondant aux deux années restant à courir sur le contrat signé entre les deux parties. Un contrat en béton qui court pour deux autres années, avec un salaire faramineux de 200 millions de centimes par mois. Le montant en jeu est donc nettement supérieur à celui proposé par la direction, ce qui explique l’absence d’accord jusqu’à présent. Le dossier risque ainsi de s’enliser davantage. L’avocat de l’ancien directeur général sportif considère que la rupture du contrat s’apparente à un licenciement abusif et entend faire valoir ses droits. Dans ces conditions, une issue devant le Tribunal des sports algérien semble désormais inévitable si aucun compromis n’est trouvé entre les deux parties.
Pour l’USMA, cette affaire constitue évidemment un dossier supplémentaire à gérer sur le plan administratif et financier. Le club avait justifié, au moment de la rupture, sa décision par plusieurs dysfonctionnements dans la gestion et la prise de décision, ainsi que par le non-respect de certains engagements contractuels. La direction usmiste avait notamment évoqué des décisions prises de manière unilatérale dans certains dossiers, l’absence de rapports périodiques et d’une vision sportive claire pour préparer la nouvelle saison. Des reproches qui avaient conduit le conseil d’administration à mettre fin aux fonctions d’Allik avec effet immédiat.
Un mois plus tard, le différend est donc toujours ouvert. D’un côté, l’USMA souhaite parvenir à une séparation négociée en limitant le coût de l’opération ; de l’autre, Allik, par l’intermédiaire de son avocat, réclame l’application des clauses de son contrat et conteste les conditions de son départ.À moins d’un revirement dans les prochains jours, ce dossier pourrait donc connaître son prochain épisode devant la justice. Le feuilleton Allik-USMA, que les deux parties espéraient probablement régler rapidement, est loin d’avoir livré son dernier chapitre. Affaire à suivre…
M. M.
