13 juillet 2026
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Avenir de Petkovic : Sadi veut jouer en équipe

La Fédération algérienne de football (FAF) que préside Walid Sadi, aussi ministre des Sports, ne veut (peut) pas trancher l’avenir de Vladimir Petkovic, sélectionneur national, dans l’immédiat. A l’issue de la réunion du Bureau Fédéral samedi, il a été décidé de confier le désamorçage de la bombe Petkovic à une commission ad hoc. Tout cela risque de traîner avec un «diagnostic» qui se fera sous une semaine ou 10 jours avant de trancher.

Par Mohamed Touileb

Pour prolonger Petkovic jusqu’en 2028, Walid Sadi avait fait cavalier seul après avoir obtenu le feu vert de la part des autorités. Toutefois, pour décider du sort à donner à une collaboration qui n’enthousiasme plus vraiment les Algériens, il fait appel à la cavalerie. Pour tenter de gagner du temps et dans l’espoir que les esprits s’apaisent, la FAF a confié le sort de Petkovic à un collège spécial. Le même qui avait validé le CV du Suisso-Bosnien avant sa désignation en février 2024. Le comité compte notamment des noms comme Mohamed Maouche et Rabah Saâdane ainsi que Boualem Laroum.

Le comité ad hoc a tranché pour la désignation et non la prolongation

Dans son communiqué publié à l’issue de la réunion du BF, la FAF a informé avoir «engagé une évaluation globale et objective de cette participation. Cette analyse portera sur l’ensemble des volets sportif et organisationnel afin d’identifier, avec lucidité, les enseignements à tirer, les insuffisances à corriger et les mesures à mettre en œuvre pour renforcer durablement la compétitivité de notre sélection nationale.» D’une certaine manière, que ce soit dans la désignation ou pour décider du sort de Petkovic, la FAF s’en lave les mains. Cela peut être recevable. Toutefois, ce n’est pas cette commission qui avait exhorté de rempiler avec le successeur de Djamel Belmadi avant de s’envoler vers les Etats-Unis pour y disputer le Mondial 2026.

Quelque part, Sadi refourgue l’affaire à d’autres gens pour ne pas endosser seul la responsabilité d’avoir prolongé un technicien juste en espérant avoir fait une bonne affaire. Ce qui n’est finalement pas le cas. La manœuvre est critiquable. D’autant plus que le fait de ne pas trancher dans le vif signifie qu’il n’y a pas de clause favorable à une résiliation unilatérale sans causer trop de dommages financiers.

Une leçon mal-appliquée

De ce fait, on peut critiquer l’idée d’avoir offert une extension, assortie d’une revalorisation, de bail à un entraîneur qui ne donnait pas pleinement satisfaction et qui avait suscité certaines réticences dans ses décisions. A ce propos, la FAF a assuré qu’elle «accueille avec respect toute critique objective, constructive et formulée dans l’intérêt du football national. Elle considère que le débat d’idées, lorsqu’il repose sur les faits, le respect des personnes et la recherche de solutions, constitue un facteur essentiel de progrès». Le fait est que la promptitude de Sadi n’a pas payé pour le coup. On comprend qu’il ne voulait pas faire la même erreur que Mohamed Raouraoua, son mentor qui dirigeait la FAF en 2014, avait faite avec Vahid Halilhodzic ne parvenant pas à le garder après le parcours mémorable au Mondial 2014 au Brésil. Manifestement, Sadi a appris la leçon mais n’a pas su s’adapter aux faits et mettre des clauses qui lui laissent les coudées franches en cas d’urgence. Ces manœuvres laissent la porte ouverte à un possible maintien de Petkovic sur le banc des Fennecs afin de ne pas saigner la trésorerie. Dossier à suivre.

M.T.

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