25 mai 2026
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Mohamed Rafik Omar mérite-il tout ce tollé ?

Présent dans la liste élargie de l’équipe nationale pour le rassemblement de mars, Mohamed Rafik Omar (21 ans) n’était même pas certain (il avait même très peu de chances) d’être retenu dans le squad final de Vladimir Petkovic. Mais les correspondances entre la Fédération algérienne de football (FAF) et son club Al Shamal SC ont été rendues publiques pour faire part du « refus » de l’attaquant de porter le maillot de l’Algérie. Manœuvre préméditée ?

Par Mohamed Touileb

Pour certains, le boucan médiatique relève de l’exagération car le joueur en question n’a pas (encore) l’aura et les capacités pour jouer avec les Verts dans l’immédiat. Les réactions chargeaient parfois aussi la FAF pour sa tendance à faire tout un tas pour un « footballeur lambda » qui « n’est pas un crack » et qui « évolue dans un club moyen dans un championnat de seconde catégorie ». Tout cela reste recevable quand on ne suspecte pas les visées de cette démarche entreprise par la FAF. Le coup de projecteur sur Mohamed Rafik Omar servait aussi à savoir quelle est la position de l’ancien international algérien chez les U18 et U20 vis-à-vis d’El-Khadra. Surtout après les rumeurs sur une éventuelle naturalisation au Qatar ayant suivi son transfert depuis le Paradou AC en février 2023.

Un agent qui donne l’impression que Omar joue pour un cador

De ce fait, la posture de Omar peut confirmer ce choix de représenter une autre nation que celle de sa naissance. Malgré cela, ses représentants ont essayé de noyer le poisson. En effet, son agent Ayman Dahmani, qui travaille avec ROGON (agence de joueurs en Allemagne), a expliqué, à DzFoot, que « Hamoudi (surnom de Omar, Ndlr) a mis un terme à sa carrière internationale car il souhaite actuellement se concentrer uniquement sur son club d’Al Shamal car il ne s’est vraiment imposé que cette saison et souhaite poursuivre ses performances de la première partie de saison sous la houlette du nouvel entraîneur». On croirait lire Arsenal à la place d’Al Shamal.

Après, ce genre de phrases ressemblent à ceux que sortent les binationaux (même si le parallèle n’est pas le même, il faut le préciser), pour temporiser ou quand ils veulent laisser une porte d’alternative entrouverte entre la France et l’Algérie. D’ailleurs, le représentant de Omar a tenté de minimiser l’impact de ce « snobing » en indiquant que «ce n’est pas d’une décision contre l’Algérie, mais plutôt pour son développement sportif à Al Shamal» non sans ajouter que «nous verrons bien ce que l’avenir nous réserve».

Droit : La porte des Verts doit lui rester ouverte

Pour revenir aux binationaux, on peut relever que ces derniers sont confrontés à un dilemme préexistant car ils ont le choix entre leur pays de naissance et celui des origines de leurs parents ou grands-parents. Il y a donc des liens d’appartenances sociales et de sang. Quant à Omar, il est mono-national de base. Il n’est donc pas un apatride ou un exilé pour chercher à représenter une autre sélection que celle de l’Algérie. Justement, en parlant de son appartenance à notre pays et pour (re)faire le lien avec les binationaux, on peut relever que l’Algérie restera son pays et son refuge dans tous les cas de figure. Et qu’il est, comme ceux qui ont porté le «Bleu» disant même être fier d’arborer la tunique de la France avant de switcher vers les Verts, le bienvenu… si jamais il changerait d’avis. L’Algérianité relève de l’intimité. A méditer.

M.T.  

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