Le feuilleton d’Abderrahmane Belalem plonge Kouba dans une attente insoutenable. Alors que huit cadres ont déjà prolongé, l’absence du capitaine sur les tablettes du staff technique alimente les rumeurs les plus folles dans les fiefs des Vert et Blanc, cet été.
Par Mehdi Allel
Le silence radio du RC Kouba commence à peser lourdement sur l’ambiance générale du club. Dans les cafés de la ville et sur les plateformes de supporters, un seul nom est sur toutes les lèvres. L’énigme entourant l’avenir d’Abderrahmane Belalem suscite de vives interrogations, d’autant plus que le milieu de terrain a toujours juré fidélité au Raed, ces trois dernières saisons. Cette fois, le rouleau compresseur des prolongations semble s’être arrêté juste avant de valider le dossier du maître à jouer, provoquant un immense malaise général. Certains observateurs estiment que les discussions ne constituent qu’une simple formalité administrative entre les deux parties. Pour ces derniers, sceller un nouvel accord pour une saison supplémentaire demande du temps vu le statut particulier du joueur. Le capitaine négocierait simplement des garanties sportives après la terrible désillusion de la montée ratée lors du dernier exercice. C’est une explication logique qui permet de calmer temporairement les ardeurs des plus sceptiques, mais elle se heurte à une autre réalité beaucoup plus technique. Dans l’autre camp, la panique s’installe face aux bruits de couloir entourant les choix de Cherif Hadjar. L’entraîneur rempile avec des idées bien arrêtées et une liste précise d’éléments indispensables pour dessiner les contours de sa future équipe. Le fait que le nom de Belalem n’y figure pas noir sur blanc, selon des indiscrétions, déclenche des vagues de contestation chez les supporters. Certains craignent une mise à l’écart définitive dictée par un besoin de renouvellement tactique, ils affirment que cette option scinderait le vestiaire et briserait l’identité même de la formation koubéenne. Ce n’est que spéculation, parce que les exemples de ce type sont légion à travers le monde et montrent tout le contraire de cette thèse, plus alarmiste que tout. Preuve en est la formation parisienne qui se sépare de trois stars planétaires pour les remplacer par d’illustres inconnus. Le résultat, tout le monde le connait aujourd’hui. Enfin…
La gestion de ce cas sensible montre à quel point la frontière est mince entre la reconstruction nécessaire et la préservation des symboles. Perdre un joueur de cette trempe sans la moindre explication officielle écornerait sérieusement le capital confiance des décideurs actuels. Les supporters refusent d’imaginer leur équipe favorite entamer la prochaine campagne sans son capitaine sur la pelouse. L’incertitude plane et la ferveur habituelle laisse place à une tension palpable que seule une signature ou une mise au point franche pourra dissiper. Face à ce grand flou artistique, la direction garde toujours le silence et tout le monde est en attente d’un dénouement rapide. Lessupporterskpubéensveulent désormais plus de clarté dans cette histoire.
M.A.
