Le gardien et capitaine de l’USMH, Faouzi Chaouchi a révélé, jeudi, les détails d’une agression dont il aurait été la cible lors de son arrivée au stade du 18-Février à Ouargla. Dans une série de déclarations émouvantes, relayées par plusieurs vidéos, il affirme que les événements ont été « regrettables » et insiste sur le fait que sa réaction fut un acte de défense légitime. Selon Faouzi Chaouchi, les hostilités ont commencé dès l’arrivée de la délégation sur place, avant même que les joueurs ne descendent du bus. « Tout le monde a vu ce qui nous est arrivé depuis notre arrivée au stade et avant même de descendre du bus. Nous avons été insultés et bombardés de projectiles. » Ces propos décrivent une situation chaotique et hostile, dans laquelle l’équipe a dû faire face à des comportements inacceptables dès le début de leur intervention.
« Tout le monde a vu comment ils m’ont jeté cette bouteille d’acide »
Lorsque la tension monta sur le terrain, Faouzi Chaouchi fut parmi les premiers à intervenir, accompagné de l’entraîneur des gardiens. C’est alors que les faits les plus violents se sont produits. « Pour ce qui s’est passé sur le terrain, j’ai été le premier à y entrer avec l’entraîneur des gardiens. Là, tout le monde a vu comment ils m’ont jeté cette bouteille d’acide et comment ils nous ont accueillis. »
« Ils m’ont aussi frappé avec un couteau »
Le gardien poursuit en expliquant que les agresseurs n’ont pas hésité à recourir à des violences physiques : « Ils m’ont aussi frappé avec un couteau, ce qui m’a provoqué une blessure nécessitant des points de suture. » Ces déclarations, corroborées par les images, témoignent d’une escalade de violence qui a mis en péril la sécurité des membres de la délégation.
« Je remercie les forces de sécurité qui ont fait leur devoir et veillé à la sécurité de tout le monde »
Au cœur de cette débâcle, Faouzi Chaouchi tient également à rendre hommage aux forces de sécurité présentes sur les lieux. « Je remercie les forces de sécurité qui ont fait leur devoir et veillé à la sécurité de tout le monde. Ils nous ont aidés à entrer sur le terrain et étaient à nos côtés dès notre arrivée. » Le capitaine d’équipe n’a pas manqué de souligner le courage des policiers qui, selon lui, ont su maintenir l’ordre dans un contexte particulièrement tendu.
« La vérité finira par éclater »
Malgré l’horreur des faits, le gardien se dit reconnaissant de n’avoir pas subi de conséquences plus graves. « Dieu merci, nous sommes sains et saufs, et je souhaite un bon rétablissement à tous les blessés, y compris notre entraîneur Osmane et l’entraîneur des gardiens Bellalem. » Pour conclure, il adresse un message clair à ceux qui auraient orchestré ou participé à ces actes violents : « Quant à ceux qui ont provoqué ces incidents, je leur dis que la vérité finira par éclater tôt ou tard » Ces mots témoignent d’une détermination à faire éclater la vérité et à obtenir justice, tout en espérant que de telles scènes ne se reproduiront plus. Ce témoignage poignant renforce l’appel à une enquête approfondie et à une justice équitable pour l’ensemble des personnes touchées par ces violences.
Propos recueillis par Mouloud Aït Mesbah
