
La joueuse internationale et capitaine de l’équipe nationale féminine de handball, Kenza Makhloufi, a été écartée du groupe à quelques jours du début des JM de Tarente (Italie). La raison invoquée par le coach national, on ne la connaît pas encore, mais elle est mentionnée sur le rapport qu’il a transmis à qui de droit au niveau de l’instance fédérale. On parle d’un cas d’indiscipline mais peut-on coller ça à une fille au regard angélique, qui ne ferait même pas de mal à une mouche ?
Par Saîd Lacète
Que dire de Kenza Makhloufi ? Rien, sinon qu’elle est issue d’une famille qui l’a très bien éduquée. Qu’elle est très intelligente, intellectuelle, qui respecte tout le monde, qui se fait respecter par tout le monde et ô combien utile en équipe nationale car, sans lui jeter des roses, elle est la meilleure handballeuse actuellement en Algérie sinon comment expliquer qu’elle est en équipe nationale depuis 13 ans et est la capitaine d’équipe. C’est une handballeuse exemplaire, une capitaine d’équipe de longue date qui a toujours fait preuve de leadership, de performance et d’une conduite irréprochable.
Quelle mouche a donc piqué le sélectionneur national Hadj Hamdri pour écarter cette valeureuse joueuse ? Selon certaines indiscrétions, il semblerait que tout a commencé lorsque le sélectionneur national qui prend les commandes, pour la première fois de sa carrière, une équipe féminine, se comporte d’une manière qui ne sied nullement aux joueuses de la sélection. Certaines sont ridiculisées voire humiliées lorsqu’elles ratent un but pendant les entraînements et ces admonestations sont devenues légion. Dès lors, la peur et le trac envahissent ces joueuses à chaque séance d’entraînement. Toutes les handballeuses le savent mais aucune ne peut en parler.
En tant que capitaine d’équipe, Kenza Makhloufi est allé voir le sélectionneur Hadj Hamdri pour lui parler de ce sujet. Une conversation eut lieu et c’est tout. Mais par la suite, c’est Kenza Makhloufi qui devient la cible pour être humiliée devant tout le monde, parce qu’elle avait raté deux tirs. C’est du moins la version qui nous a été donnée. Nous avons cherché à avoir la version, l’autre son de cloche mais en vain, nous n’avons pas pu nous rapprocher de l’intéressé.
Il n’en demeure pas moins que le sept national perd aujourd’hui une capitaine d’équipe très importante dans l’échiquier de Hadj Hamdri pour les JM d’Italie. Ce dernier a transmis un rapport à l’instance fédérale et celle-ci devra trancher incessamment sur le cas de Makhloufi. Mais si l’on revient un peu en arrière, on dira que le fait de nommer un sélectionneur national à quelques semaines d’une échéance internationale, demeure inéluctablement une erreur. Cependant, cette erreur, nous la vivons à chaque fois et dans chaque catégorie d’équipe nationale. En plus, Hadj Hamdri prend les rênes d’une équipe féminine pour la première fois. Peut-être qu’il a agi avec les filles comme ce fut le cas avec ses équipes masculines.
Pendant ce temps, le cas Kenza Makhloufi est à régler en urgence. Il y va de la stabilité de notre sélection nationale.
S. L.
