Pour l’instant, le sort définitif de Vladimir Petkovic n’est pas officiellement scellé. Le sélectionneur de l’équipe nationale, qui fait face à une vive contestation après le rendement des Verts en Coupe du Monde 2026, a vu son avenir être débattu par un collègue spécial réuni, sur demande de la Fédération algérienne de football (FAF), jeudi dernier au Centre technique national (CTN) de Sidi Moussa (Alger). Le constat global qui se dégage est que le Suisso-Bosnien n’est plus vraiment l’homme de la situation. Désormais la FAF devra trancher. En revanche, la seule certitude pour le moment est que Davide Morandi, adjoint de Petkovic, ne gardera pas son poste pour avoir failli à son droit de réserve.
Par Mohamed Touileb
Au meilleur des cas pour Petkovic, il restera aux commandes techniques des Verts sans tout son staff. Que ce soit pour le préparateur physique, l’entraîneur des gardiens mais aussi son acolyte Morandi, qui fait office d’intermédiaire notamment lors des conférences de presse et qui traduit les consignes pour les joueurs, les bails devraient prendre fin.
Il n’a pas mesuré l’ampleur de la désillusion en Algérie
Jusqu’à récemment, Morandi se contentait de faire son rôle. Sauf qu’à un moment donné, il a un peu trop pris ses aises et a commencé à dépasser sa fonction jusqu’à commettre des impairs comme nous l’avions rapporté dans ces mêmes colonnes. Le comportement était fortement déplaisant aux yeux de Walid Sadi et la FAF. Surtout que Morandi n’a pas donné l’impression de saisir l’ampleur de la désillusion en Algérie après les prestations des Fennecs en Coupe du Monde 2026. Que ce soit pour ses propos, à la limite de l’insulte, à l’égard des journalistes après le succès contre la Jordanie, ses déclarations d’après-match face à la Suisse mais aussi son apparition controversée et sans retenue sur une chaîne helvète en marge du match entre la « Nati » et l’Argentine ne sont pas passées du côté de l’instance fédérale, Morandi a été maladroit.
Un rôle secondaire voire insignifiant
Pour avoir failli à ses obligations, il s’expose au licenciement de la FAF. Lui qui a été prolongé, au même titre que l’entraîneur en chef et avec une revalorisation à la clé, début juin dernier jusqu’en juillet 2028. Au-delà du comportemental, on peut aussi relever que l’adjoint n’a pas apporté le plus attendu sur le plan technique. On n’a jamais eu l’impression qu’il avait un rôle à jouer dans les choix.
A vrai dire, son CV ne valait pas ce genre d’attentes. Morandi n’a pas la stature pour ce genre de mission. Néanmoins, la FAF l’avait accepté parce que Petkovic voulait travailler avec lui. Les deux hommes ne feront plus de rassemblement ensemble avec les Fennecs. Si Petkovic a des chances, bien qu’infimes, de rester en poste contrairement à Morandi. La FAF compte bien remodeler le staff de l’EN. Il se pourrait même qu’il soit tout simplement réformé. Le verdict officiel devrait intervenir dans les jours à venir mais – officieusement – Morandi est appelé à quitter le navire.
M.T.
