17 avril 2026

Début de la saison 2024/2025 reporté d’une semaine

Et un p’tit report, un !

Faisant campagne pour succéder à Djahid Zefizef et son équipe fédérale, les actuels locataires de la maison sise au chemin Ahmed Ouaked de Dely Ibrahim claironnaient à qui voulait les entendre qu’avec eux, le football algérien ne se porterait que mieux. Avant de prendre les rênes du football algérien, ils traitaient, sans les nommer et avec des propos plutôt édulcorés, les gestionnaires du foot national d’incompétents. Mais ça, c’était avant. Maintenant qu’ils sont en plein dedans, il se heurtent à la réalité. Une réalité qu’ils n’ont jamais vu venir. 

Par Mustapha Ouaïl

«Avec nous, ce sera un grand changement, un meilleur virage à prendre pour notre football». Mon œil ! devrait-on dire aujourd’hui. De changement, il n’y en a eu guère. Et le virage c’est celui qu’on prenait tout le temps et que l’on prend aujourd’hui avec l’actuelle équipe fédérale. Prévu pour le 14 septembre prochain, le coup de starter de la saison 2024/2025 vient de connaitre un premier report. Un premier, parce qu’on s’attend à d’autres aussi au cours de la saison à venir. La LFP version Walid Sadi et Mohamed Mesloug nous informe par un communiqué des plus laconique que «la Ligue de Football Professionnel (LFP), informe les clubs du championnat professionnel de Ligue 1 Mobilis ainsi que l’opinion sportive que le début du championnat pour la saison sportive 2024/2025, initialement prévu le 14 septembre 2024, est décalé au 21 septembre 2024». Sans donner la moindre explication à ce report. Bon, pour le commun des mortels, on sait tous (à peu près) le pourquoi du comment. Mais, la LFP, sachant qu’un évènement majeur est prévu dans notre pays lors de la première semaine du mois de septembre, aurait dû prendre ses dispositions bien avant. Comme nous le savons maintenant depuis plus de six mois, il y aura l’élection présidentielle anticipée le 7 septembre prochain. Il apparaissait très clair que faire démarrer la saison une semaine après, c’est-à-dire le 14, était une décision irréfléchie. Là, on parle d’élection présidentielle. En supposant qu’il y aura un deuxième tour, quelle sera la conduite à tenir par les responsables de la Ligue de football si tel sera le cas ? Si cela pourrait faire sourciller certains, là on parle gestion sportive et seulement de gestion sportive. C’est avec cet esprit (sportif) et seulement avec celui-là qu’il faut réfléchir. Et si jamais, il y aura un deuxième tour, on fait comment ? On stoppe le championnat après seulement une première journée ? Ce serait alors une gabegie. 

Pourquoi s’est-on arrêté aux seules LFP et LNFA ?

Arrivée à la FAF le 21 septembre dernier, l’actuelle équipe fédérale emmenée par Walid Sadi, s’était « illustrée » en tirant à boulets rouges sur la gestion et les gestionnaires du football algérien. Le président de la FAF avait fait faire un audit sur la gestion de la LFP (Ligue de football professionnel) et la LNFA (Ligue nationale de football amateur). Du côté de la FAF on avait alors parlé de gestion catastrophique et de bien d’autres maux qui rongent notre football. Après quoi, les deux présidents de ces deux structures furent jetés en pâture et livrés à la vindicte populaire. Sauf qu’un an plus tard, la gestion du football algérien, qu’il soit (soi-disant) professionnel ou amateur. Les reports sont légion, la violence dans les stades a redoublé, les matches sont arrangés au vu et au su de tout le monde — De grâce, ne nous demandez pas des preuves, nous ne sommes pas la PJ —, mais allez plutôt demander à l’entraîneur d’Akbou (lors de la saison dernière) au président d’El Bayadh et beaucoup d’autres. Ce qui nous interpelle et la question qui nous taraude l’esprit aujourd’hui, c’est pourquoi s’est-on arrêté aux seules LFP et LNFA ? C’est à se demander si les autres Ligues, la LIRF, les Ligues régionales et autres, de Wilaya ne sont-elles pas concernées ? Pourtant, à entendre parler certains initiés, c’est dans ces Ligues loin des regards que… les uns disent qu’il y a à boire et à manger, les autres affirment qu’il y a de quoi s’en mettre plein les poches. 

M. O.    

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