10 juillet 2026

Elections du COMEX de la CAF

Walid Sadi se présentera si…

L’abrogation de la limite d’âge (70 ans) pour la présidence de la Confédération africaine de football (CAF) a été votée lors de la 46e Assemblée générale ordinaire de l’instance abritée par Addis-Abeba (Ethiopie) mardi dernier. Par ailleurs, le découpage zonal par langue a été maintenu pour les postes au Comité Exécutif de la CAF mais pas celui de la FIFA. Ce qui laisse une petite fenêtre de tir à Walid Sadi pour ses ambitions de briguer un poste au sein du Comité exécutif (COMEX) de la CAF en mars prochain. Reste à savoir s’il a les armes et – surtout- les alliés pour aller au combat.

Par Mohamed Touileb

Après l’humiliation subie par DjahidZefizef en marge de la dernière élection du COMEX de la CAF et la défaite, à plate couture (38 voix à 15), face à Abdelhakim Al-Shalmani (Libye) en juillet 2023, on a définitivement compris que l’Algérie n’avait plus de véritables soutien au sein de l’organe de la balle ronde continentale. Cette Berezina élective a précipité le départ de Zefizef de la tête de la Fédération algérienne de football (FAF) au profit de Walid Sadi qui l’a suppléé par la suite.

Des chances et des… craintes

A présent, ce dernier se retrouve confronté à un dilemme. D’un côté, il pourrait laver cet affront en se présentant aux prochaines élections du COMEX tout en espérant gagner avec un concours de circonstances, qu’on expliquera plus lui dans cet article, qui peut lui être favorable. De l’autre, il y aura ce risque de perdre du crédit aux yeux des Pouvoirs Publics algériens s’il échoue à se faire de la place au sein de ce département « cafien » sensiblement restreint. La candidature de Sadi reste donc conditionnée par deux ou trois éléments qui pourraient peser dans son sort. Primo, il y a une donne qui peut le mettre en ballotage favorable. C’est le maintien du découpage linguistique par zone qui reste un critère en vigueur pour les élections.

Ahmed Yahia et Abou Reda ont d’autres ambitions

En sa qualité de vice-président de l’Union Nord-Africaine de football (UNAF), Sadi peut avoir les faveurs des membres de l’UNAF pour se présenter comme candidat unique de ladite région. Surtout que Wadi El Jari, président de l’UNAF, est en fin de mandat en plus d’être en détention. Secondo, Ahmed Yahia (Mauritanie), vice-président de la CAF, a d’autres ambitions. Il vise une place au sein de l’exécutif de la FIFA. Et la suppression du critère de la langue pour les zones lui dégagerait la voie pour obtenir un siège au sein de la structure de Gianni Infantino. Il faut savoir que c’est une manière à FouziLekjaâ et sa clique de le mettre hors d’état de nuire pour le poste de président de la CAF qui devrait revenir, selon la stratégie préétablie, à Hani Abou Reda (73 ans) qui n’aura pas grand-chose à faire d’un poste au sein du COMEX. D’où la proposition (acceptée) de supprimer la limite d’âge pour les candidats à la succession de Patrice Motsepe qui aura manifestement du mal à garder son fauteuil.

Il faudra des garanties fiables

Tertio, pour revenir à Sadi, la bénédiction des membres de l’UNAF devrait être précédée par le feu vert des autorités algériennes pour se présenter aux urnes. Lors de l’AGO en Ethiopie, Sadi a certainement pris la température et a tenté de nouer des contacts pour s’assurer des soutiens. Après, est-ce que les garanties seront fiables pour éviter le même sort de Zefizef qui avait mal-apprécié les choses ? On n’en sait rien.Dans tous les cas, Sadi sait qu’il ne peut pas se permettre de se casser les dents s’il se présente aux élections. Il faudra de la diplomatie mais surtout beaucoup de courage pour franchir le pas. Chiche ou pas chiche ? Plus d’éléments de réponse d’ici le 12 novembre, deadline pour les dépôts de postulations.

M.T. 

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