Face aux Rangers à Douéra, Zakaria Naidji a traversé le match comme une ombre. Benyahia doit-il enfin revoir ses choix ? Le constat est difficile à ignorer. Face à Enugu, au stade Al Ammar, Zakaria Naidji est passé complètement à côté de son match. Transparent, incapable d’apporter le danger et loin du niveau attendu, l’attaquant du MCA a livré une prestation qui soulève de sérieuses interrogations. Au point que le staff technique a dû le remplacer dès la reprise, un changement qui en dit long sur l’insatisfaction suscitée par son rendement. Il faut dire que depuis plusieurs rencontres, l’attaquant mouloudéen peine à retrouver son efficacité et son influence dans le jeu. Ses appels manquent de tranchant, ses initiatives ne font plus la différence et sa présence dans le secteur offensif ne pèse plus autant qu’auparavant. Un passage à vide qui commence à durer et qui relance inévitablement le débat sur son statut de titulaire car au MCA, le maillot ne peut pas suffire à garantir une place dans le onze de départ. Chaque joueur doit justifier la confiance de son entraîneur par ses performances. Or, face à Enugu, Naidji n’a pratiquement rien apporté. Une prestation qui a même poussé certains observateurs à pointer du doigt son manque d’impact. L’ancien gardien de l’équipe nationale, L’hadi Larbi, ainsi que Tarek Ghoul n’ont d’ailleurs pas mâché leurs mots. Les deux intervenants ont vivement critiqué la prestation de l’attaquant, estimant que le MCA avait pratiquement évolué à dix contre onze. Un jugement sévère, certes, mais révélateur de la frustration provoquée par une prestation aussi effacée. Désormais, la balle est dans le camp de Khaled Benyahia. Le coach tunisien doit-il continuer à accorder sa confiance à un joueur en difficulté ou privilégier ceux qui affichent davantage d’envie et de fraîcheur. Pour retrouver son meilleur niveau, l’attaquant pourrait avoir besoin de souffler, de se remettre en question et de revenir avec un état d’esprit conquérant.
R.R.
