L’été s’annonce brûlant du côté du NA Hussein Dey. Alors que le club traverse une crise administrative sans précédent suite à la démission du président Yacine Hanied, le vide institutionnel commence enfin à provoquer les secousses attendues. Face à l’immobilisme qui menaçait de plonger le Sang et Or dans les abysses de la Ligue 2, les grandes figures historiques du club sortent de leur réserve.
Par Omar Yahiaoui
L’heure n’est plus aux constats d’échec mais à la bataille des coulisses pour la reprise en main d’une institution en péril. Si la candidature de l’ancien président Meziane Ighil était déjà sur toutes les lèvres pour succéder à Hanied, une autre force vive, incarnée par le chevronné NourBenzekri, s’active désormais de manière intensive pour proposer une alternative et trouver une issue viable à cette situation étouffante.
Le courant Benzekri s’organise face à l’option Ighil
L’annonce des intentions de Meziane Ighil de briguer à nouveau la présidence avait apporté une première lueur d’espoir aux supporters, mais la réalité du terrain exige une mobilisation plus large. C’est dans ce contexte qu’un second courant, tout aussi légitime et ambitieux, a vu le jour ces derniers temps sous l’impulsion de NourBenzekri. Ancien entraîneur emblématique du NAHD et de nombreuses autres prestigieuses formations du championnat national, Benzekri est un technicien avéré, un homme de terrain dont le vécu et l’apport au football algérien ne sont plus à prouver. Loin des postures de spectateurs, l’expérimenté stratège a décidé de prendre le taureau par les cornes. NourBenzekri multiplie les réunions de travail et les concertations avec les fidèles du club, les figures de l’entourage, ainsi que d’anciens dirigeants et d’anciens joueurs qui partagent tous la même angoisse face à l’avenir du Nasria. Ce collectif de figures historiques tente de structurer un projet d’urgence capable de redonner de la crédibilité à une équipe administrativement décapitée et sportivement affaiblie.
Revenir à la formation pour mieux rebondir
La vision portée par le groupe de NourBenzekri rompt radicalement avec les politiques de gestion à court terme qui ont mené le club à sa perte ces dernières années. Là où d’autres promettent une accession immédiate et illusoire à coups de recrutements onéreux, Benzekri prône un retour en douce du club. Sa philosophie repose sur un constat lucide : le NAHD a perdu son identité et doit impérativement la retrouver en misant d’abord sur la formation de jeunes talents. L’objectif prioritaire est de permettre au Nasria de reprendre son crédo historique de club formateur, cette marque de fabrique qui a fait sa gloire et alimenté l’équipe nationale des décennies durant, avant d’envisager un quelconque retour en force sur le devant de la scène.
Pour ce faire, le technicien et ses partisans refusent de vendre du rêve aux supporters et imposent une vérité pragmatique. Pour eux, la saison prochaine sera strictement une saison transitoire.
La quête de fonds et l’éventualité d’une alliance
Le principal défi de ce courant reste évidemment le nerf de la guerre : le financement. Conscient que les caisses du club sont vides et que les dettes accumulées étouffent la gestion quotidienne, le groupe mené par Benzekri s’active sur le terrain économique. Ils cherchent activement des sources de financement durables et des investisseurs capables d’apporter les garanties financières minimalespour débuter la saison prochaine dans des conditions décentes et régulariser les situations les plus urgentes.
Cependant, cette effervescence dans l’entourage du club ne doit pas être synonyme de division ou de guerre de clans. L’intérêt supérieur du Nasria prime sur les ambitions personnelles. C’est pourquoi, au sein de l’entourage des deux techniciens, il n’est pas du tout à exclure que les membres du courant Benzekri coordonnent leurs efforts avec Meziane Ighil si ce dernier confirme officiellement et concrètement son souhait de se présenter.
O. Y.
