20 octobre 2026

Entre contraintes financières et urgence sportive, Sahbane privilégie la piste interne

Au NA Hussein Dey, la recherche d’un nouvel entraîneur principal s’apparente à un véritable casse-tête chinois. 

Par Omar Yahiaoui  

Alors que l’équipe première tente de retrouver une certaine stabilité sur le terrain, la question du futur patron du banc reste en suspens. Si le besoin de donner un nouveau cap technique à l’équipe est réel, la réalité financière du club impose une prudence drastique, poussant le président Athmane Sahbane à temporiser et à reconsidérer ses priorités.

Le limogeage d’Abdenour Bousbiaâ est intervenu comme une conséquence logique d’un début de saison bien en-deçà des attentes. Engagé pour permettre au Nasria de jouer les premiers rôles, le technicien n’a jamais réussi à insuffler la dynamique escomptée ni à donner une identité de jeu claire à son groupe.

La spirale négative de trois défaites consécutives- dont un revers particulièrement amer à domicile lors du derby face au rival voisin, le RC Kouba a définitivement scellé son sort. Face à cette crise de résultats et au mécontentement grandissant des supporters, le président Athmane Sahbane s’est vu contraint de trancher en actant la résiliation du contrat de Bousbiaâ pour provoquer l’électrochoc nécessaire.

L’effet Foughar, l’intérim qui redistribue les cartes

Pour parer au plus pressé, la direction a confié les rênes de l’équipe première au directeur technique sportif (DTS), Noureddine Foughar. Initialement présentée comme une solution purement provisoire, le temps d’explorer le marché et de dénicher un profil expérimenté, cette option interne est en train de prendre une tout autre tournure.

En l’espace de quelques jours, Foughar a réussi là où son prédécesseur avait échoué : remobiliser le vestiaire et redonner confiance à des joueurs doutant de leur potentiel. La victoire convaincante décrochée face au MC El Bayadh (3-1) a apporté une véritable bouffée d’oxygène au club. Ce succès précieux a non seulement prouvé la capacité de réaction du groupe, mais a également renforcé la cote du DTS auprès de ses dirigeants. Au point de faire hésiter Sahbane, qui voit d’un très bon œil la possibilité d’inscrire cet intérim dans la durée si les bons résultats venaient à se confirmer.

La barre trop haute pour un « gros calibre »

Si le président du NAHD avait un temps pris langue avec l’ancien entraîneur de l’ASO Chlef, Samir Zaoui, la faisabilité d’une telle opération se heurte de plein fouet à la dure réalité économique du club. Le Nasria ne dispose pas, à l’heure actuelle, des ressources financières nécessaires pour s’offrir un entraîneur de gros calibre.

Sur le marché national, le recrutement d’un technicien chevronné exige un investissement conséquent. La quasi-totalité des entraîneurs de renom exigent au minimum trois mensualités d’avance pour signer leur engagement et assurer leurs arrières. Une condition financière totalement hors de portée pour la trésorerie hussein-déenne.

Pourtant, le club a récemment bénéficié d’une subvention publique estimée à 5 milliards de centimes. Mais cette enveloppe a déjà été entièrement absorbée par des urgences prioritaires : la régularisation des arriérés de salaire des joueurs et l’apurement d’une partie des dettes étouffantes qui grevaient la gestion du club. Sans liquidités disponibles et sans véritables partenaires financiers majeurs pour le moment, engager un nouveau staff technique prendrait les allures d’un imprudent coup de poker budgétaire.

O. Y.

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