Quatre renforts de poids devaient propulser le Raed vers l’élite, mais le bilan final s’apparente à un désastre industriel. Entre inefficacité offensive et temps de jeu fantomatique, les recrues de janvier ont plombé les ambitions koubéennes, laissant un goût amer à des supporters qui réclament désormais un grand ménage.
Les chiffres ne mentent jamais et ceux du dernier mercato hivernal du RCK sont tout simplement accablants. Alors que la direction pensait injecter du sang neuf pour franchir l’obstacle des play-offs, l’apport des nouveaux arrivants a été proche du néant. Le constat commence par une anomalie statistique frappante le seul but inscrit par l’ensemble des recrues est l’œuvre de Amrane, un défenseur axial. Avec 885 minutes passées sur le rectangle vert, il est paradoxalement le seul à avoir justifié une partie de son temps de jeu, bien que sa mission première ne soit pas de faire trembler les filets adverses. Derrière lui, c’est le désert absolu. Le cas de l’ailier Deffar cristallise toutes les colères du côté de Benhaddad. Malgré une confiance quasi aveugle et un temps de jeu conséquent de 993 minutes, le joueur n’a jamais réussi à être décisif. Zéro but et une influence sur le jeu offensif qui a fondu au fil des journées, transformant un renfort supposé en un poids mort pour l’attaque koubéenne. Que dire alors de Meftahi, recruté pour jouer les dynamiteurs de surface, qui n’aura foulé la pelouse que durant 84 minutes sans jamais peser sur les défenses adverses. Ces investissements, censés apporter la plus-value nécessaire dans le sprint final, ont cruellement manqué de punch et de présence. Le sommet de ce fiasco reste sans doute le dossier Oukaci. Présenté comme le maître à jouer capable de sublimer le collectif, le meneur de jeu n’a cumulé que 13 petites minutes durant toute la phase retour. Une situation incompréhensible pour les observateurs qui s’interrogent sur la pertinence d’un tel recrutement si le joueur n’était pas apte physiquement ou tactiquement. Pour les fidèles du Raed, le verdict est sans appel ces choix de janvier ont coûté l’accession. Le public ne veut plus entendre parler de noms ronflants sans rendement immédiat et pousse les dirigeants à ne pas retenir ces éléments qui n’ont pas su honorer le maillot vert et blanc lors des moments décisifs. Le Raed a payé au prix fort son manque de clairvoyance lors de la fenêtre hivernale. Pour ne pas revivre pareille désillusion, la direction doit tirer les enseignements de ce naufrage statistique. Le prochain recrutement ne supportera aucune approximation sous peine de voir la grogne populaire exploser définitivement.
M.A.
