23 avril 2026

Hadjar à ses joueurs : « Rester pro jusqu’au bout »

Abattu par le récent nul concédé à Tiaret, le groupe koubéen doit impérativement se remobiliser avant la réception de Tixeraïne. Conscient du coup de massue reçu par ses joueurs, l’entraîneur Cherif Hadjar a pris la parole pour piquer l’orgueil d’un effectif qui n’a plus son destin entre les mains.

Le vestiaire du Raed a résonné d’un discours franc et direct lors de la séance des entraînements d’hier. Face à des visages marqués par la déception de voir l’ASMO et l’USMH prendre le large, le technicien n’a pas cherché à masquer la réalité comptable. Pour Hadjar, l’heure n’est plus aux calculs mathématiques mais à la dignité sportive. Il refuse de voir son équipe terminer la saison dans l’anonymat d’une résignation précoce. L’objectif maintenant est de transformer la frustration de Tiaret en une énergie conquérante pour les trois ultimes batailles de cet exercice.

« Je ne tolérerai aucun relâchement »

Le coach a insisté sur le poids institutionnel du RCK. Il ne s’agit pas seulement de gagner des points, mais de respecter une identité et un public fidèle. «Nous représentons une institution qui ne baisse jamais les bras devant l’adversité. Même si le chemin vers les play-offs semble s’être rétréci, nous nous devons de rester professionnels jusqu’à la dernière seconde du championnat. Je ne tolérerai aucun relâchement sous prétexte que nos concurrents ont pris de l’avance. Chaque match est une occasion de prouver que nous sommes des compétiteurs.»

« Samedi, je veux voir des guerriers »

Hadjar attend une réponse immédiate sur le terrain face à Tixeraïne. Il veut voir des joueurs capables de porter le danger et de dominer leur sujet sans trembler. «Le football est imprévisible et les retournements de situation font partie de ce sport. Si un miracle doit se produire, il faut que nous soyons prêts à le saisir en faisant un carton plein. Mais pour cela, il faut d’abord vaincre nos propres doutes. Samedi, je veux voir des guerriers qui se battent sur chaque ballon comme si leur carrière en dépendait.»

« Finir sur trois victoires »

En plus de la saison actuelle, l’entraîneur a rappelé aux joueurs que leur valeur individuelle est observée. C’est dans la difficulté que se révèlent les grands éléments. «Ne pensez pas que ces matchs n’ont plus d’importance. Les recruteurs et les supporters jugent votre réaction dans les moments de crise. Finir sur trois victoires nous permettrait de sortir la tête haute et de garder l’espoir d’un faux pas de nos adversaires directs. Travaillez pour vous, pour votre honneur et pour ne jamais avoir à nourrir de regrets inutiles.» La balle est désormais dans le camp des joueurs qui devront traduire ces paroles en actes concrets, samedi. Si le miracle reste hypothétique, la victoire est, elle, une obligation morale pour le Raed. Le discours musclé de Hadjar servira-t-il de déclic ? Début de réponse dès le coup d’envoi.

M.A.

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