L’embarcation husseindéenne a tangué, mais n’a pas chaviré. Alors que le NA Hussein Dey retrouvait enfin des couleurs sur le plan sportif, une zone de turbulences extra sportives est venue menacer la fragile dynamique retrouvée. La récente grève des joueurs, qui réclamaient le versement de leurs primes de victoire après les succès cruciaux face au MC Saïda et le WA Mostaganem, a fait planer une ombre sur la crédibilité de l’administration. Face à ce risque de fracture, le président Yacine Hanied a pris ses responsabilités en engageant un dialogue direct et sans détour avec son effectif.
Par Omar Yahiaoui
Loin de s’enfermer dans une posture autoritaire, mais en a-t-il les moyens ? Yacine Hanied a choisi la voie de l’empathie, tout en plaçant chacun devant ses responsabilités. Lors d’une réunion de crise, le président a tenu à exprimer sa solidarité envers ses joueurs, reconnaissant la légitimité de leurs attentes financières. Cependant, il a également été très clair sur les conséquences d’un blocage prolongé: «Si vous arrêtez, j’arrête aussi». En liant son propre destin à celui du groupe, Hanied a rappelé que la survie du club repose sur un équilibre précaire. Ce message fort a agi comme un électrochoc, transformant une confrontation tendue en un front uni pour la survie du Nasria.
Le défi financier : la course contre la montre
Le nœud du problème reste, comme souvent, la trésorerie. Le club attend avec impatience la subvention de la Direction de la jeunesse et des sports (DJSL), dont le versement tarde à se concrétiser. Face à cette incertitude, le président Hanieda pris des engagements fermes : Il devrait verser au moins une prime avant le match comptant pour la 26e journée de Ligue 2 face au CRB Adrar. Il s’est même engagé à leur verser un salaire supplémentaire et ce pour prouver sa bonne foi, bien sûr, sous réserve de mobiliser les ressources nécessaires qu’il tentera de chercher parmi son proche cercle. Le président a assuré qu’il se «démènerait» pour trouver des sources de financement privées ou des prêts personnels si l’argent public ne parvenait pas à temps dans les caisses.
Préserver la dynamique des résultats
L’enjeu de cet accord dépasse le simple cadre comptable. Depuis l’arrivée de l’entraîneur Aziz Abbas, le NAHD respire mieux. Avec deux victoires consécutives qui ont redonné un espoir concret de maintien aux supporters, briser cet élan par une grève aurait été un suicide sportif. Hanied a insisté sur les efforts fournis et la qualité du travail accompli sous l’égide du nouveau staff. En réaffirmant qu’il « ne compte pas abandonner » ses hommes, il cherche à protéger ce nouveau climat de confiance. Le président veut que les joueurs se concentrent uniquement sur le rectangle vert, se chargeant lui-même de la bataille des coulisses.
O. Y.
