25 mai 2026

Hanied et Tata tentent de désamorcer «la bombe»

Le malaise persiste toujours au sein du Nasr Hussein Dey. A l’heure où l’équipe est appelée à disputer des échéances importantes, un climat de tension s’est installé dans le vestiaire, conséquence directe des difficultés financières persistantes. Plusieurs joueurs, excédés par l’absence de paiement de leurs salaires et de leurs primes de match, ont décidé de passer à l’action, faisant planer une véritable menace sur la stabilité du groupe.

Par Omar Yahiaoui 

Depuis plusieurs semaines, les promesses de régularisation tardent à se concrétiser, alimentant un sentiment de frustration généralisé. Selon nos informations, pas moins de huit joueurs ont officiellement saisi la direction afin de réclamer leurs lettres de libération, exprimant ainsi leur volonté de quitter le club si leur situation n’est pas rapidement réglée. Plus grave encore, certains éléments ont mis leurs menaces à exécution en s’absentant des dernières séances d’entraînement, traduisant un divorce naissant entre une partie de l’effectif et les responsables du club.

Une réunion pour éteindre l’incendie

Consciente du danger que représente une telle fronde, la direction du NAHD a décidé d’intervenir pour tenter de désamorcer la crise. Avant-hier après-midi, juste après la séance d’entraînement au stade Bensiam d’Hussein-Dey, une réunion s’est tenue entre les dirigeants et les joueurs les plus récalcitrants. Etaient notamment présents le président du CSA, Yacine Hanied, ainsi que le président de la section football, Amine Tata.

Les discussions ont essentiellement porté sur les revendications financières des joueurs, qui réclament le paiement de leurs arriérés de salaires et de primes. Les responsables ont tenté de calmer les esprits en appelant à la patience et en promettant de régulariser au moins une partie des sommes dues avant la rencontre face à la JSMB, comptant pour les huitièmes de finale de la Coupe d’Algérie. Une promesse perçue comme un premier pas, mais qui reste conditionnée à des moyens financiers que le club peine encore à mobiliser.

Un blocage réglementaire qui complique la situation

Au-delà de l’aspect purement financier, un autre élément vient accentuer la crise. Les joueurs savent qu’en prenant part à un match de la phase retour du championnat ou à ce tour de Coupe d’Algérie, ils se retrouvent pratiquement dans l’impossibilité de quitter le club par la suite, en raison des règlements en vigueur. Cette contrainte nourrit un sentiment d’inquiétude parmi les éléments concernés, qui redoutent de se retrouver « piégés » sportivement tout en restant privés de leurs droits financiers.

Ce contexte explique la fermeté de certains joueurs, déterminés à obtenir des garanties concrètes avant toute reprise normale de leur activité. Pour eux, il ne s’agit plus seulement d’une question d’argent, mais aussi de respect et de reconnaissance pour les efforts consentis depuis le début de la saison.

Une équipe fragilisée à l’approche d’échéances cruciales

Sportivement, cette crise interne tombe au pire des moments. Le NAHD, déjà confronté à des difficultés sur le plan organisationnel et à une interdiction de recrutement en raison de dettes non régularisées, se retrouve aujourd’hui affaibli de l’intérieur. L’absence de certains joueurs à l’entraînement perturbe le travail du staff technique et remet en cause la préparation collective, notamment à l’approche du rendez-vous face à la JSMB en Coupe d’Algérie. Dans un groupe où la cohésion est souvent un facteur déterminant, l’apparition de fractures entre joueurs et dirigeants risque d’avoir des répercussions directes sur le rendement de l’équipe. Le danger est réel : voir le volet extra-sportif prendre le pas sur les objectifs sportifs, au détriment d’un club qui cherche à préserver sa compétitivité.

O. Y. 

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