2 juin 2026

Zemiti face à son premier test dans un contexte déjà tendu

A peine installé sur le banc du Nasr Hussein Dey, Farid Zemiti se retrouve confronté à une situation délicate. Le nouvel entraîneur doit déjà composer avec un premier couac : l’absence de plusieurs joueurs aux entraînements et la menace de certains éléments de se retirer si leurs situations financières ne sont pas rapidement régularisées. Un contexte loin d’être idéal pour un technicien venu avec l’ambition de relancer une équipe en perte de vitesse.

Zemiti, qui a accepté le défi de reprendre le NAHD avec l’objectif affiché de faire mieux que ses prédécesseurs, souhaitait insuffler une nouvelle dynamique au groupe et remettre le club dans la course aux premières places, avec en ligne de mire une qualification aux play-offs. Mais dès ses premiers pas, il se heurte à une réalité extra-sportive pesante, où les préoccupations financières des joueurs prennent le pas sur le travail tactique et la préparation athlétique.

Un coach sans marge de manœuvre

L’absence de plusieurs éléments aux séances d’entraînement perturbe le processus de mise en place voulu par le nouveau staff. Pire encore, certains joueurs menacent clairement de se retirer si leurs salaires et primes ne sont pas versés, ce qui réduit considérablement les options du coach. Dans ces conditions, Farid Zemiti ne dispose pas des coudées franches nécessaires pour imposer sa méthode et bâtir une équipe compétitive dans l’immédiat.

Le technicien se retrouve ainsi contraint de réfléchir à des solutions de repli. Si la situation ne se débloque pas rapidement, il pourrait être amené à faire appel aux jeunes du club. Une alternative par défaut, qui comporte de sérieux risques. En effet, hormis Taïbi, qui a déjà eu droit à quelques bribes de temps de jeu, la majorité des jeunes n’a encore jamais été véritablement exposée au haut niveau. Leur manque d’expérience pourrait peser lourdement sur le rendement collectif, surtout dans une période où l’équipe a besoin de certitudes et de stabilité.

L’urgence d’une solution avant la phase retour

Au-delà de l’échéance immédiate en Coupe, c’est surtout l’entame de la phase retour du championnat qui préoccupe le staff technique. Farid Zemiti sait que ses ambitions – replacer le NAHD parmi les équipes capables de jouer les premiers rôles et viser une place qualificative aux play-offs – ne pourront se concrétiser que dans un climat apaisé et avec un groupe mobilisé. Le nouveau coach attend désormais des signaux forts de la direction afin de rétablir la confiance avec les joueurs et stabiliser l’effectif. Car sans règlement rapide des dossiers financiers, le projet sportif risque d’être fragilisé dès sa naissance. Pour Zemiti, le véritable chantier ne se situe pas uniquement sur le terrain, mais aussi dans la capacité du club à résoudre ses tensions internes et à offrir au staff les conditions minimales pour travailler.

Dans un club où l’histoire et les attentes sont importantes, Farid Zemiti se retrouve ainsi face à un premier défi qui dépasse le simple cadre tactique. Sa réussite dépendra autant de ses choix techniques que de l’évolution d’un contexte extra-sportif qui, aujourd’hui, menace de freiner toute tentative de redressement.

O. Y.

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