Le boycott du match de Coupe face à la JSM Béjaïa par Chamseddine Harrag continue de faire couler beaucoup d’encre du côté du Nasr Hussein Dey. Milieu de terrain expérimenté et capitaine de l’équipe, Harrag a surpris tout le monde par son absence, d’abord sans la moindre explication officielle, avant de justifier sa décision par l’existence d’une offre émanant d’un club saoudien de deuxième division qu’il souhaiterait saisir sans tarder. Selon les informations qui ont filtré, le joueur craignait qu’une participation à cette rencontre de Coupe ne complique, voire ne bloque, un éventuel transfert à l’étranger en raison de la réglementation en vigueur au sein des instances du football algérien. Un argument qui n’a toutefois pas convaincu grand monde, tant sur le plan sportif que moral, surtout au vu du contexte délicat que traverse le club.
Les supporters outrés par son comportement
Cette attitude a profondément déçu les supporters et une partie de l’entourage du NAHD. Harrag n’est pas un joueur comme les autres : il porte le brassard de capitaine et était censé incarner les valeurs de combativité, de loyauté et de solidarité, particulièrement en cette période de crise financière aiguë. Au lieu de cela, son absence a été perçue comme un abandon, au moment où le groupe avait besoin de ses cadres pour affronter une échéance importante.
La déception est d’autant plus grande que le NAHD avait tendu la main au joueur la saison passée, à un moment où sa cote était en nette baisse. Alors qu’aucun club ne semblait disposé à lui offrir une nouvelle chance, la direction nahdiste lui avait ouvert ses portes, misant sur son expérience et son leadership pour encadrer le groupe. Un geste que beaucoup estiment aujourd’hui n’avoir pas été rendu à sa juste valeur.
Pour de nombreux observateurs, Harrag a privilégié son intérêt personnel au détriment de celui de l’équipe, laissant transparaître une forme d’égoïsme mal perçue dans un club historiquement attaché à l’esprit de sacrifice. Son choix intervient dans un contexte où plusieurs joueurs ont déjà fait parler d’eux pour des raisons extra-sportives, accentuant le sentiment de malaise et d’instabilité au sein du vestiaire.
La direction du club fortement interpellée
Du côté des supporters, la réaction ne s’est pas fait attendre. Très remontés, ils appellent la direction à faire preuve de fermeté et à « frapper d’une main de maître ». Pour eux, il est impératif de mettre un terme à toute forme de chantage, en se séparant de tout joueur qui placerait ses intérêts personnels au-dessus de ceux du club. Un véritable « nettoyage » est réclamé afin de repartir sur des bases saines et de préserver l’institution. L’affaire Harrag dépasse ainsi le simple cas individuel. Elle pose la question de la discipline, de l’autorité et de la gestion des joueurs dans une période sensible pour le NAHD. La réaction de la direction sera scrutée de près, car elle pourrait envoyer un signal fort pour la suite de la saison, à un groupe qui a plus que jamais besoin de stabilité, de cohésion et d’engagement total pour sortir de l’impasse.
O.Y.
