L’été s’installe, le marché des transferts s’emballe partout ailleurs, mais au NA Hussein-Dey, le temps semble s’être définitivement arrêté. On somnole. Une situation de statu quo qui commence à sérieusement agacer, mais surtout à inquiéter les fidèles supporters des Sang et Or. Jour après jour, l’attente devient insoutenable pour les amoureux du club qui assistent, impuissants, à une absence totale de visibilité concernant l’avenir proche de leur formation de cœur. Rien ne bouge, rien ne se profile à l’horizon, et le silence radio qui entoure la gestion du club ne fait qu’alimenter les plus vives craintes à l’aube de la nouvelle saison.
Par Omar Yahiaoui
Le nœud du problème est pourtant clairement identifié : tout le processus de reconstruction est suspendu à la tenue de la fameuse assemblée générale extraordinaire (AGEX) du bureau directeur. Cette réunion est pourtant cruciale, puisqu’elle doit officialiser et acter la démission du président sortant, Yacine Hanied. Tant que cette étape juridique et administrative n’est pas validée, le club se retrouve les mains liées, plongé dans une totale illégitimité décisionnelle. C’est uniquement après cette AG que le Nasria pourra enfin passer aux choses sérieuses, à savoir l’installation indispensable de la commission de recueil des candidatures et celle des recours, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle ère managériale.
Une valse de noms prestigieux qui se heurte au vide juridique
En attendant que la situation se décante sur le plan légal, la machine à rumeurs tourne à plein régime autour du complexe d’Hussein-Dey. Dans l’entourage du club, plusieurs profils de haut rang circulent avec insistance pour reprendre les rênes de l’équipe ou intégrer le futur organigramme. Les noms de figures bien connues du football national, tels que Meziane Ighil, AthmaneSahbane, ou encore l’ancien président du CR Belouizdad, Rédha Malek, ont été jetés en pâture dans les discussions des supporters.
Sur le papier, ces pistes ont de quoi séduire et redonner un second souffle au NAHD grâce à leur expérience et leur surface financière ou technique. Cependant, la réalité du terrain est bien plus glaciale : aucun de ces contacts ne peut se concrétiser, et aucun projet sérieux ne peut être ficelé tant que le vide juridique actuel persiste. Les repreneurs potentiels, aussi ambitieux soient-ils, ne viendront pas investir ou s’engager dans un club sans interlocuteur officiel ni cadre légal défini.
Pendant que le Bureau directeur tarde à convoquer ses membres, les supporters tirent la sonnette d’alarme. Le retard accumulé dans la préparation de l’exercice à venir, le flou autour de la reprise des entraînements et l’absence de cellule de recrutement pourraient coûter très cher au NAHD lors de la prochaine saison. Pour les amoureux des Sang et Or, le message est clair : il est grand temps de libérer le club de ses chaînes administratives avant qu’il ne soit trop tard.
O. Y.
