A quelques jours seulement de son entrée en lice officielle dans le championnat de Ligue 2, le NA Hussein Dey vit un compte à rebours sous haute tension. Alors que la formation sang et or s’apprête à croiser le fer avec le JB Taghit pour son premier grand rendez-vous de la saison, la question de la domiciliation reste le feuilleton brûlant de ce début de semaine.
Par Omar Yahiaoui
Entre les contraintes structurelles du mythique antre de Belouizdad et l’espoir d’évoluer dans un stade Omar-Benrabah de Dar El Beida acquis à sa cause, la direction nahdiste joue une course contre la montre haletante pour offrir à ses supporters et à son équipe un cadre digne de leurs ambitions.
Le dilemme du NAHD trouve son origine dans la situation délicate du stade du 20-Août 1955. Initialement désigné pour abriter les rencontres à domicile de l’équipe, l’enceinte historique se retrouve sous le coup de restrictions sévères. En cause : les réserves techniques et sécuritaires émises par le Contrôle Technique de la Construction (CTC) concernant la solidité et l’état des gradins. Une épée de Damoclès qui condamnerait d’office le club à recevoir ses adversaires à huis clos pour préserver la sécurité du public, amputant de fait le club de son douzième homme et d’une source de revenus non négligeable.
Refusant de capituler face à cette perspective morose, la direction du club a activé tous ses réseaux pour dénicher une alternative viable. C’est dans cette optique que la direction nahdiste a officiellement déposé un dossier de demande auprès de l’Assemblée Populaire Communale (APC) de Dar El Beida pour pouvoir recevoir Taghit sur la pelouse du stade Omar-Benrabah, une enceinte homologuée et surtout capable d’accueillir les supporters.
La LNFA dans l’expectative, le chronomètre tourne
Du côté de la LNFA, le statu quo prévaut pour l’instant. La programmation officielle demeure figée, maintenant le match au stade du 20-Août à huis clos conformément aux notifications initiales. Toutefois, l’instance dirigeante retient également son souffle, attendant le feu vert officiel des services de l’APC de Dar El Beida pour acter un éventuel changement de domiciliation de dernière minute.
Pour les dirigeants du NAHD, le temps presse cruellement. Le compte à rebours est enclenché et l’impératif d’être fixé au plus tard dans les quarante-huit heures – c’est-à-dire d’ici ce mercredi – est devenu vital. Une réponse tardive paralyserait la machine organisationnelle du club. En cas de validation du stade Omar-Benrabah, un véritable marathon logistique devra s’enclencher immédiatement : l’impression en urgence des billets d’accès pour permettre au public de faire le déplacement, mais aussi l’aménagement de séances d’entraînement spécifiques sur cette pelouse afin de permettre aux joueurs de prendre leurs repères tactiques et techniques avant le coup d’envoi.
O. Y.
