Mahrez, bon retour à bord, capitaine !
Le sélectionneur national Vladimir Petkovic animera, ce jeudi (11h) à la salle de Conférences « Mohamed Sellah » du stade Nelson Mandela (Baraki), une conférence de presse. Le Bosnien communiquera la liste des joueurs concernés par les deux rencontres face à la Guinée équatoriale (5 septembre) et le Liberia (10 septembre) comptant pour les 1re et 2e journée des éliminatoires de la CAN 2025. Et Riyad Mahrez va officiellement faire son retour en sélection. Ça sera un petit événement sachant que l’avenir international du gaucher était en suspens depuis mars dernier.
Par Mohamed Touileb
Une rencontre à Djeddah pour fendre la glace et tout est rentré dans l’ordre. Entre Petkovic et Mahrez, des tensions étaient nées en raison d’un manque de communication qui a embrumé le « comeback » du capitaine à bord du navire.
Certes, en mars dernier, c’est l’ancien pensionnaire de Manchester City qui avait demandé à être exempté du premier regroupement sous les ordres de Petkovic. L’actuel sociétaire d’Al Ahli SC (Arabie saoudite) n’était pas psychologiquement prêt à reprendre du service après la CAN-2023 ratée en Côte d’Ivoire et marquée par une nouvelle contreperformance de l’Algérie sortie, comme l’édition 2021, dès le premier tour et en terminant dernière de la poule. Certes, Mahrez n’avait pas pris la plus adéquate des démarches en loupant ce qui était la date FIFA de «contact» entre le successeur de Djamel Belmadi et les «Verts». En sa qualité de capitaine, Mahrez se devait, peut-être, d’être là pour servir de lien entre le technicien et les joueurs. Détail qui avait échappé au gaucher.
Naturellement, tout n’a pas commencé du bon pied entre les deux hommes. Et il y avait des fritures sur la ligne. Étant donné que Mahrez n’avait pas informé le coach qu’il était disponible pour juin, le chef de la barre technique d’El-Khadra avait décidé de faire sans lui pour le stage en question marquée par la poursuite des qualifications de la Coupe du monde 2026.
On peut penser que le fait de ne pas avoir fait carton plein contre la Guinée (défaite 0-1) et l’Ouganda (succès 1-2) a relancé Mahrez. Il est quasi-évident que si l’EN avait pris ses aises dans la course au Mondial, rappeler Mahrez n’aurait peut-être pas été d’actualité. Mais le Ballon d’Or africain 2016 a pu tirer profit du fait que le bateau Algérie continue de tanguer pour faire son retour à bord.
Motivé pour performer
Certes, ses performances récentes avec l’équipe nationale n’ont pas été brillantes. Mais on parle du 3e meilleur buteur (31 pions) et du passeur historique (33 offrandes) des Guerriers du Désert avec 93 capes à son actif. Il s’agit du joueur le plus décisif de l’histoire de la sélection. Et il mérite d’avoir un ultime sursis pour montrer qu’il peut toujours apporter quelque chose au groupe dans une période de transition où certains cadres doivent montrer la voie à la relève.
Beaucoup pensent que Mahrez n’a plus sa magie d’avant. Et c’est un peu normal quand on sait que le natif de Sarcelles à 33 ans et qu’il est beaucoup plus dans une cadence de pré-retraite en Arabie saoudite. Mais des sources proches du joueur nous affirment qu’il a bien travaillé lors de l’intersaison pour être d’attaque. En tout cas, la créativité est toujours là. En 3 rencontres depuis le début de l’exercice, il a pu créer 12 occasions franches pour ses coéquipiers dont 5 face au grand Al Hilal Saudi en Supercoupe saoudienne. Est-ce que Mahrez fera taire ses détracteurs lors des deux prochaines sorties internationales ? Cela reste à voir. En tout cas, tous les yeux seront braqués sur lui.
M.T.
