On va se dire les choses franchement : si la Coupe Arabe 2025 avait une mascotte, ce serait probablement Islam Slimani. Pas pour son efficacité, non. Mais pour symboliser cette incroyable tradition algérienne : ne jamais savoir quand dire stop.
À 37 ans, Slimani est revenu en sélection A’. Oui, A’. L’équipe des remplaçants des remplaçants, celle où normalement on teste les jeunes… sauf chez nous. Chez nous, on préfère faire du recyclage.
Et franchement, si l’objectif était de prouver qu’on peut être une légende et passer complètement à côté d’un tournoi, mission accomplie.
Sur le terrain : un fantôme avec un maillot numéro 13
Soyons honnêtes : regarder Slimani sur le terrain aujourd’hui, c’est comme regarder un vieux film qu’on a aimé… mais en version mal remasterisée.
Il court, mais on dirait qu’il cherche sa carte d’identité.
Il saute, mais on dirait qu’il négocie avec la gravité.
Il frappe, mais on dirait qu’il envoie une passe décisive au gardien.
Mais la meilleure partie, c’est qu’à chaque fois qu’il rate quelque chose, certains nous sortent la même rengaine :
« Oui mais c’est Slimani, respectez la légende ! »
Très bien. Respectons la légende. Mais pas au point d’en faire une statue vivante plantée dans la surface.
Et le public dans tout ça ?
Le public algérien, lui, a compris. D’ailleurs, il a compris depuis un moment.
Les réseaux sociaux n’ont jamais été aussi créatifs :
mémos, montages, vidéos sarcastiques, commentaires assassins…
On dirait que Slimani est devenu le personnage principal d’un sitcom footballistique.
Les supporters ne sont pas méchants, ils sont juste réalistes.
Quand tu ne marques plus, quand tu ne pèses plus, quand tu n’intimides plus personne sauf les pigeons du stade, les gens le voient.
Le grand mystère de la convocation
Pourquoi est-il là ?
Honnêtement, on ne sait plus.
Pour motiver les jeunes ?
Pour montrer l’exemple ?
Pour prouver qu’avec un bon CV on peut jouer jusqu’à 50 ans ?
La vérité, c’est que Slimani est devenu une sorte de relais nostalgique. Un objet de musée qu’on a mis sur le terrain au lieu de le garder dans une vitrine climatisée au CTN.
Place à la nouvelle génération… un jour peut-être
Un pays normal dirait :
« Merci Slimani, tu as été immense, mais on passe à autre chose. »
Chez nous, on dit :
« Encore un dernier match. »
Puis encore un.
Et encore un… Jusqu’à ce que ça tourne au ridicule, ce qui n’a pas raté.
Le public algérien aurait souhaité que Slimani quitte la sélection comme Lakhdar Belloumi ou Karim Ziani. personne ne se souvient de leur dernier match. Ou quand ils ont pris leur retraite internationale. ils ont juste su raccrocher les crampons au bon moment, juste avant que les signes de vieillesse ne les ridiculisent.
