
Dans l’intimité du vestiaire, l’entraîneur du Raed a pris la parole pour une mise au point capitale avant le départ vers Tiaret. Conscient que la saison se joue sur ce virage, il a tenu à placer ses hommes devant leurs responsabilités historiques pour ce rendez-vous de samedi après-midi.
Par Mehdi Allel
L’ambiance était lourde de sens au bastion koubéen au moment où Cherif Hadjar a réuni son groupe. Le technicien ne s’est pas embarrassé de fioritures, allant droit au but pour piquer l’orgueil de ses protégés. Son intervention visait à transformer l’anxiété du classement en une force de frappe collective capable de renverser la JSMT sur ses terres. En décortiquant la situation comptable, il a instillé l’idée que ce match n’est pas une simple rencontre de championnat, mais une finale pour la survie des ambitions du club. Chaque mot a été choisi pour souder l’effectif et rappeler que le talent seul ne suffira pas dans l’enfer du stade de Tiaret.
« Le rêve des play-offs passe par une victoire à Tiaret »
Le coach a d’abord planté le décor mathématique en rappelant que le temps des calculs est désormais révolu. Avec 49 points contre 52 pour l’USMH et l’ASMO, le technicien a insisté sur le fait que le destin du club est entre les mains des joueurs. «On arrive au moment de vérité. Ce que vous avez fait pendant vingt-six matches ne compte plus si on ne répond pas présent samedi après-midi. On a quarante-neuf points, nos concurrents directs en ont cinquante-deux. L’USMH et l’ASMO ne vont pas nous attendre. Si on veut que le rêve des play-offs reste vivant, il n’y a qu’un seul chemin et il passe par une victoire à Tiaret.»
« Ce ne sont pas seulement les pieds qui vont jouer »
Hadjar a ensuite enchaîné sur la dimension psychologique du combat qui attend ses joueurs. Il a balayé toute forme d’hésitation technique pour se concentrer sur l’engagement physique et la hargne nécessaire pour dominer les débats dans un contexte hostile. Le coach a déclaré par la suite devant ses troupes : «Je ne veux pas voir de doute dans vos regards. On a travaillé sans relâche toute la semaine pour ce combat. Sur le terrain de la JSMT, ce ne sont pas seulement les pieds qui vont jouer, c’est le cœur et les tripes. Chaque duel doit être gagné, chaque ballon doit être disputé comme si c’était le dernier. Le Raed est un grand club et les grands clubs ne tremblent pas quand l’enjeu devient brûlant».
« À Tiaret seule la victoire sera belle »
Pour clore son discours, l’entraîneur a fait appel à l’émotion et à l’attachement viscéral des supporters envers le Raed. Il a exhorté son groupe à faire preuve d’un courage exemplaire pour ramener les trois points qui permettraient de continuer à croire en l’élite. «Oubliez la fatigue. Pensez à nos supporters qui attendent une délivrance. À Tiaret, seule la victoire sera belle. On rentre sur cette pelouse en guerriers, on reste soudés du début à la fin, et on ramène ces trois points à Kouba. C’est maintenant que l’accession se gagne. On doit leur montrer qui est le Raed.» Le message de Cherif Hadjar a le mérite de la clarté totale pour un groupe désormais face à son destin. À quatre longueurs du duo de tête, les Koubéens savent que seule une performance héroïque, samedi, permettra de valider les paroles d’un coach qui ne jure que par la gagne.
M.A.
