5 novembre 2026

Karim Sabouni jure de ne plus revenir 

Rien ne va plus au Nasria. Alors que le club d’Hussein Dey tente tant bien que mal de se maintenir à flot dans un championnat de Ligue 2 amateur aux contours toujours périlleux, une véritable onde de choc secoue la maison sang et or. L’affaire de l’agression violente subie par la délégation nahdiste sur le chemin du retour, après un déplacement raté face au GC Mascara, a laissé des traces indélébiles. Au cœur de cette tempête, l’attaquant vedette Karim Sabouni a pris une décision radicale : écœuré, traumatisé et profondément indigné, il a juré de ne plus jamais remettre les pieds au NAHD, quitte à passer une demi-saison complète à blanc en attendant le mercato hivernal pour plier bagage.

Pour Karim Sabouni, la ligne rouge a été franchie. Le couperet est tombé lorsque le bus transportant l’équipe a été pris pour cible à Baba Ali par des supporters furieux, révoltés par le revers essuyé à Mascara. Un déchaînement de violence inouïe qui a profondément traumatisé les joueurs. Pour l’avant-centre, l’incompréhension le dispute au dégoût : il refuse catégoriquement d’admettre ni de tolérer que les propres supporters du club s’en prennent physiquement à des footballeurs qui sacrifient leur intégrité pour défendre les couleurs de leur club fétiche.

Meurtri dans sa chair et dans son esprit, Sabouni a acté sa rupture totale avec l’institution en se retirant sans équivoque du groupe WhatsApp de l’équipe. Pour lui, la messe est dite : sa sécurité et sa santé psychologique priment désormais sur tout le reste. Il ne veut plus risquer sa vie pour un maillot sous les huées et les pierres d’une frange de supporters qu’il juge irresponsable.

Un séisme sportif et un vide abyssal en attaque

Cette défection fracassante constitue un coup de massue monumental pour le staff technique et les dirigeants husseindéens. Karim Sabouni n’est pas n’importe quel joueur dans l’échiquier nahdiste ; il incarne pratiquement l’unique véritable attaquant racé de l’effectif, un profil rare et précieux dans ce championnat. Sa dernière, et ô combien décisive, contribution remonte à la 7e journée à Dar El Beida face au RC Arbaâ, où il avait surgi dans le temps additionnel pour inscrire le but salvateur et offrir les trois points de la victoire à son équipe.

Son départ forcé plonge le NAHD dans une impasse offensive terrifiante. L’entraîneur se retrouve totalement démuni au moment d’aborder les prochaines échéances, d’autant plus que l’infirmerie et les suspensions s’en mêlent cruellement. Outre la grève de Sabouni, le Nasria devra déjà faire sans l’autre pièce maîtresse de son attaque, Souibaâ, suspendu pour le prochain match face à l’ESMK après avoir écopé d’un quatrième carton jaune.

Privé simultanément de ses deux meilleurs arguments offensifs, le NAHD s’avance vers un avenir immédiat plus qu’incertain. Entre la fronde des supporters, la peur au ventre des joueurs et l’effondrement programmé d’un secteur offensif décimé, le club d’Hussein Dey tangue dangereusement au cœur de la tourmente. 

O. Y. 

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