Mohamed Farsi, les circonstances favorables
Il aura été très convaincant le 10 septembre dernier au Liberia lors du large succès (0-3) de l’équipe nationale. Mohamed Farsi (24 ans) a connu une première sélection aboutie avec une passe décisive sur l’ouverture du score mais aussi un rendement consistant que ce soit sur le plan défensif ou celui offensif. L’EN a peut-être enfin trouvé un remplaçant fiable à Youcef Atal. De quoi minimiser les tracas dans un poste qui a souvent posé problème aux sélectionneurs. Farsi ne pouvait pas rêver de meilleurs débuts que ceux qu’il a connus contre les Libériens avec les Verts. Retenu pour la première fois par Vladimir Petkovic, il a été mis dans le bain pour le second match des Fennecs. Et ce n’était clairement pas un cadeau puisqu’il s’agissait d’un match officiel et loin des bases dans une sélection qui se cherche toujours.
En jambes
Il faut dire que Farsi était proche d’El-khadra depuis un moment. En mars dernier, il faisait d’ailleurs déjà un appel du pied à l’Algérie. Mais bien qu’il comptât des matchs avec les Canadiens du Columbus Crew (Major League Soccer), avec une saison régulière qui commence en février en MLS, il n’a pas figuré sur les listes de Petkovic jusqu’au rassemblement de septembre. Il débarquait comme doublure, voire triplure, puisque Mandi et Atal semblaient passer avant lui dans la hiérarchie. Mais la méforme de ce dernier (qui n’avait pas fait de préparation et à court physiquement) a fait qu’il ait l’opportunité de vivre sa première cape. Pour octobre, les circonstances sont encore favorables pour Farsi puisque Atal ne sera probablement pas opérationnel après sa nouvelle blessure avec Al Sadd SC. En jambes (36 matchs avec son club) et fort d’une première grosse impression laissée, le natif de Montréal sera, une nouvelle fois, l’un des hommes à suivre lors des deux prochaines sorties des camarades de Ramy Bensebaïni contre le Togo le 10 et 14 octobre prochains.
M.T.
