29 juillet 2026

La course contre la montre de Sahbane

A l’approche de la nouvelle saison, le NAHD traverse une zone de turbulences financières qui conditionne de manière directe l’avenir immédiat du club. Tout juste installé aux commandes du Nasria, le président Athmane Sahbane se retrouve confronté au défi majeur de toute gouvernance sportive : dégager rapidement les ressources financières nécessaires pour impulser le mercato estival. 

Par Omar Yahiaoui

Sans liquidités immédiates, impossible de concrétiser les premières signatures et de donner le coup d’envoi officiel de la préparation d’une équipe qui a pourtant un besoin urgent de se reconstruire. La quête de bailleurs de fonds s’avère particulièrement ardue. Le premier responsable du club a essuyé un premier camouflet de taille avec le refus essuyé auprès de l’ancien dirigeant, Sofiane Bouderouya, sollicité pour apporter un soutien financier au projet.

Loin d’assommer le nouveau président, cette fin de non-recevoir n’a nullement entamé sa détermination. Ne se décourageant pas face à cet obstacle initial, Athmane Sahbane a immédiatement réorienté sa stratégie. Le président sait pertinemment qu’il doit désormais puiser dans son réseau proche et mobiliser les hommes d’affaires réceptifs à la cause du Nasria pour réunir la trésorerie indispensable. L’objectif est clair : sécuriser un fonds de roulement d’urgence afin d’enclencher la dynamique du recrutement.

Un chantier d’effectif colossal après une vague de départs massifs

L’urgence financière est d’autant plus vive que la situation sportive impose une refonte quasi totale du groupe « professionnel ». Le NAHD a vu s’envoler cet été la quasi-totalité de ses cadres de la saison dernière. Plus inquiétant encore pour les Husseindéens, le club a également perdu plusieurs jeunes pépites prometteuses qui avaient donné entière satisfaction et sur lesquelles la direction comptait pourtant s’appuyer pour bâtir l’avenir. Face à cette hémorragie, le président et le staff technique se trouvent devant une feuille blanche : il ne s’agit pas simplement d’ajuster l’effectif avec quelques retouches ciblées, mais bien de renouveler pratiquement l’intégralité du groupe. Cette obligation de recrutement massif accentue la pression financière sur les épaules du président, contraint de sceller un nombre élevé de contrats en un temps record.

Black-out sur le mercato

Cette réalité économique explique le silence radio observé par la direction concernant le volet des recrues. Si aucune officialisation n’a encore filtré du côté de Hussein-Dey, ce choix de ne rien divulguer relève d’une logique pragmatique : dans le football moderne, et particulièrement à ce niveau de compétition, les joueurs ciblés n’apposeront leur signature sur les demandes de licence qu’à la condition stricte d’empocher une avance financière sur leurs premières mensualités.

Conscient qu’annoncer des accords moraux sans garanties bancaires fragiliserait la position du club, Athmane Sahbane préfère verrouiller sa communication jusqu’à la concrétisation effective des transactions. Une fois les liquidités réunies et les avances versées, le mercato du Nasria pourra enfin être débloqué, permettant à l’entraîneur Abdenour Bousbia de disposer du groupe complet pour entamer le travail de fond.

O. Y. 

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