Après le match nul concédé samedi soir à Tizi Ouzou face aux FAR de Rabat, la JSK a sérieusement compromis ses chances de qualification pour le prochain tour de la Ligue des champions.
Par Walid Kadri
Avec seulement deux points récoltés en trois journées dans cette phase de poules, les Kabyles se retrouvent dos au mur. Désormais, ils n’ont plus droit à l’erreur et devront jouer leur survie dans la plus prestigieuse des compétitions africaines, le 31 janvier prochain à Rabat, à l’occasion du match retour face au club marocain. Mais, là, il faudra se déployer et tout faire pour gagner, faute de quoi…
Victoire impérative
Pour les coéquipiers de Bada, le calcul est simple : seule une victoire leur permettra de rester en vie dans cette compétition. Un match nul, même avec un bon contenu, ne suffirait pas pour atteindre l’objectif fixé en début de saison. La JSK est donc condamnée à aller chercher les trois points à l’extérieur, face à un adversaire solide et expérimenté sur la scène continentale. La pression sera énorme sur les épaules des joueurs, d’autant plus que le moindre faux pas scellerait définitivement leur élimination. Le staff technique est conscient de la situation et tentera de préparer cette rencontre comme une véritable finale.
Aucune excuse possible
Malgré les difficultés que traverse le club ces dernières semaines, la JSK ne pourra se cacher derrière aucun alibi. Les dirigeants, le staff et les joueurs savent que l’équipe a hypothéqué ses chances en concédant trop de points à domicile. À Rabat, il faudra afficher un tout autre visage, avec plus d’efficacité offensive et surtout une solidité défensive irréprochable. Les Canaris devront faire preuve de caractère, d’engagement et de lucidité s’ils veulent espérer renverser la situation et relancer leur campagne africaine.
Le huis clos comme allié
Un élément pourrait toutefois jouer en faveur de la JSK : la programmation de cette rencontre à huis clos. Privés de l’appui de leur public, les FAR évolueront dans une atmosphère particulière, loin de l’ambiance habituellement chaude de Rabat. Les joueurs de la JSK pourraient ainsi jouer sans pression excessive et tenter d’imposer leur jeu. Dans ces conditions, une surprise reste possible, à condition de livrer un match plein, courageux et maîtrisé. Pour les Kabyles, l’heure n’est plus aux calculs, mais à la réaction. À Rabat, la JSK jouera tout simplement sa survie africaine. Comme il est dit un peu plus haut, cette fois-ci, c’est le match où il ne faut pas se rater. Un autre résultat qu’une victoire sonnerait le glas pour la JSK. C’est dire toute l’importance de cette rencontre.
W. K.
