22 avril 2026

L’AGO reportée sur fond de crise de confiance

Le complexe sportif d’Hussein-Dey sis à la Rue Bensemra, siège du club Sang et Or s’apprêtait, lundi soir, à vivre un moment charnière pour l’avenir du NAHD. Pourtant, l’ambiance est restée étrangement calme. Prévue pour valider la gestion de l’exercice écoulé, l’Assemblée Générale Ordinaire (AGO) a finalement été reportée sine die

Par Omar Yahiaoua

La cause ? Le quorum n’ayant pas été atteint, ce qui en dit long sur les tensions internes qui couvent au sein de la direction du NAHD.

Malgré l’envoi formel des convocations à l’ensemble des membres de l’Assemblée Générale, une grande partie d’entre eux a choisi de ne pas se présenter au complexe, lieu de la tenue de cette AG. Ce boycott, qu’il soit coordonné ou spontané, a empêché la tenue légale de la séance. Si la nouvelle date de cette AGO n’a pas encore été officiellement communiquée, les coulisses du club bruissent d’une réorganisation dans les jours à venir, le temps pour la direction de tenter de ramener le calme.

Le bilan financier : La pomme de discorde

Pourquoi une telle désaffection ? Selon des sources sûres, le malaise se cristallise autour du bilan financier. Plusieurs membres influents de l’AG ne seraient pas disposés à donner leur quitus à une gestion qu’ils jugent opaque. Le point de friction majeur réside dans une dette colossale accumulée au fil des mois. Des zones d’ombre subsisteraient quant à l’origine exacte de ces créances, alimentant les doutes et la méfiance de ceux qui doivent, par leur vote, cautionner la santé financière du club.

La direction plaide les « circonstances atténuantes »

Face à ce vent de contestation, la direction du NAHD ne compte pas rester les bras croisés. Elle s’apprête à mener une opération de persuasion auprès des membres de l’AG. Son argumentaire est déjà prêt : la gestion a été effectuée dans un contexte d’austérité extrême.

Les dirigeants soulignent la faiblesse des aides publiques provenant des autorités locales et la rareté des sponsors, obligeant souvent les responsables à injecter leur propre argent pour couvrir les dépenses urgentes. Que ce soit pour assurer les déplacements de l’équipe sénior ou pour maintenir à flot les catégories jeunes, la direction estime avoir agi en « sauveteur » avec des moyens dérisoires. Mais, dans toutes ces explications, une case reste vide : d’où viennent ces créances ?

Quel avenir pour le Nasria ?

Ce report n’est qu’un sursis. La prochaine assemblée sera décisive. La direction parviendra-t-elle à convaincre les sceptiques que ses choix étaient les seuls possibles face au manque de moyens ? Ou la pression des dettes provoquera-t-elle un séisme administratif ?Une chose est certaine : le NAHD, monument du football algérien, traverse une zone de violentes turbulences où la clarté des chiffres sera le seul remède pour restaurer la confiance entre ses membres. Le rendez-vous est pris pour la seconde session, où le quorum ne sera plus une condition, mais où la vérité des bilans sera, elle, inévitable.

O.Y.

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