Il était écrit que ce stade Ali la Pointe restera une citadelle imprenable même en Ligue des champions. Même après avoir pris la mesure de Sundowns Mamelodi, le club soudanais n’a pu résister à la furia mouloudéenne, une formation qui se transcende à chaque fois qu’elle foule le stade de Douéra. Même le coach roumain d’Al-Hilal, Reghecampf, était impressionné par cette ambiance de folie qui caractérise cette enceinte qui fait désormais peur à toutes les équipes même au niveau continental. Au-delà de cette victoire qui permet au Mouloudia d’Alger de rêver encore d’une qualification pour les quarts de finale, tous les spécialistes retiennent la prestation majuscule de l’équipe, surtout durant le premier acte. Depuis l’ère Belaili, le MCA n’a jamais été aussi performante collectivement et individuellement. Pour tous les observateurs, cette première mi-temps est la plus aboutie depuis l’avènement Mokwena. Très performant dans le contre pressing et percutant dans le jeu de transition avec des débordements sur les deux côtés, le MCA a tout simplement surclassé l’ogre soudanais qui n’a pas existé durant toute une mi-temps réduisant ainsi considérablement le champ d’action d’Al-Ghorbal, Coulibaly et Jean Claude qui céderont leur place en seconde période. Cette force collective dégagée par la formation algéroise sera ponctuée par deux buts, ce qui est rarissime surtout en Ligue des champions. Cela fait des mois que l’attaque mouloudéenne n’avait pas été à pareille fête avec deux banderilles de toute beauté durant un seul acte. Et même si les Vert et Rouge n’ont pas pu maintenir ce niveau d’excellence tout au long de la partie, cela a suffi pour faire plier Al-Hilal qui s’incline pour la première fois depuis le début de l’aventure africaine. Mokwena devrait s’appuyer sur cette première manche car il va falloir signer une performance similaire samedi prochain contre Sundowns Mamelodi avec l’envie de s’inviter une nouvelle fois à la table des grands.
R.R.
