Le football algérien s’apprête à vivre un tournant historique avec la refonte en profondeur de sa pyramide compétitive et qui vient d’être approuvée par la dernière AGO de la FAF. Pour le NA Hussein-Dey, club historique en quête de son lustre d’antan, cette transition vers la saison 2027/2028 ne sera pas une simple formalité administrative, mais un véritable défi de survie et d’ambition.
Par Omar Yahaoui
La Fédération Algérienne de Football (FAF) a tranché : le paysage de la deuxième division va subir une métamorphose radicale. Dès la saison 2027/2028, le système actuel de deux groupes (Centre-Est et Centre-Ouest) sera abandonné au profit d’une poule unique de 18 clubs. Cette décision, motivée par une volonté de renforcer la compétitivité et d’élever le niveau technique, place désormais le Nasria devant une équation complexe où le droit à l’erreur disparaît totalement.
Une saison de transition couperet
Pour parvenir à ce format resserré, la saison prochaine (2026/2027) fera office de véritable « épuration ». Le calcul est simple mais brutal : sur les 32 clubs répartis actuellement dans les deux poules, seuls 18 survivront dans le nouveau palier national. Cela signifie que 14 clubs -soit 7 par groupe- seront rétrogradés en division inférieure. Pour le NAHD, qui lutte déjà pour retrouver une stabilité, l’impératif sera d’abord d’assurer une place dans le « top 9 » de son groupe pour éviter une descente qui serait catastrophique pour l’histoire du club.
Avec ce nouveau système, le NAHD se retrouve dos au mur. L’objectif d’accession en Ligue 1 Mobilis, après lequel le club court depuis plus de quatre saisons, devient mécaniquement plus difficile à atteindre. Dans un groupe unique de 18 clubs, la densité du niveau sera bien supérieure, chaque match se transformant en une finale face aux meilleures écuries du pays, sans distinction géographique.
Se réorganiser pour ne pas sombrer
La direction du club doit impérativement anticiper ce changement dès maintenant. Il ne s’agit plus seulement de gérer le quotidien, mais de bâtir une structure capable de supporter la pression d’un championnat national unifié. La réorganisation interne, tant sur le plan financier que technique, est une condition sine qua non. Pour être au rendez-vous de 2027/2028 et espérer enfin retrouver l’élite, le Nasria devra faire preuve d’une régularité sans faille. L’accession ne sera plus une mince affaire, et seuls les clubs les plus solides structurellement pourront prétendre aux rares billets pour l’échelon supérieur. Le message est clair pour les Sang et Or : il faudra se donner à fond pour franchir le cap de la saison prochaine, puis redoubler d’efforts pour exister dans ce futur championnat d’élite de la Ligue 2.
O. Y.
