Le NAHD continue de tourner en rond. Cinq saisons se sont déjà écoulées depuis sa rétrogradation en Ligue 2, et le constat demeure implacable : le club n’a toujours pas réussi à retrouver la Ligue 1 Mobilis, malgré les promesses, les changements de dirigeants et les multiples tentatives de relance. Une situation qui commence sérieusement à lasser les supporters, fatigués de voir leur club historique s’enliser loin de l’élite.
Omar Yahiaoui
A chaque début de saison, le discours est presque le même. Certains dirigeants annoncent la couleur, parlent d’accession, de projet sportif ambitieux et de retour rapide parmi les grands. Mais dans les faits, le NAHD retombe inlassablement dans les mêmes travers. Cette saison encore, la direction n’a pas su « calculer son coup », multipliant les approximations, aussi bien dans la construction de l’effectif que dans le choix du staff technique et la stratégie globale adoptée. Le recrutement s’est révélé mal ciblé, déséquilibré, avec des joueurs incapables d’apporter une réelle plus-value sportive ou mentale. Quant à la gestion technique, elle a manqué de cohérence, laissant apparaître une absence de vision claire et de continuité dans le travail.
Une indiscipline chronique qui plombe le club
Au-delà de l’aspect sportif, le mal du NAHD est aussi – et surtout – disciplinaire. Depuis le début de la saison, les cas d’indiscipline se multiplient sans qu’aucune autorité réelle ne semble imposer le respect du règlement interne. L’exemple le plus marquant reste celui du gardien Khedaïria, qui n’a pas hésité à boycotter l’équipe à la veille du premier match du championnat après avoir appris qu’il ne serait pas titulaire. Un acte grave, symbole d’un vestiaire livré à lui-même. Dans la foulée, d’autres dossiers ont émergé, à l’image des joueurs Harag, Azaoui et Brouba, qui boycottent le club depuis un certain temps déjà. Le plus inquiétant reste l’absence totale de décisions fermes à leur encontre, donnant l’impression que l’indiscipline est devenue une norme tolérée au sein du Nasria.
Ce manque d’autorité tranche avec la saison précédente. Certes, tout n’était pas parfait, et le club avait aussi connu des difficultés, mais le NAHD avait tout de même terminé à une honorable quatrième place.
Une comparaison qui fait mal avec la saison passée
L’effectif était alors quasiment au complet tout au long de la saison, avec un seul cas de boycott notable, celui de Benmerzoug, intervenu en fin de parcours.
Cette relative stabilité avait permis au groupe de rester compétitif jusqu’aux dernières journées, même si l’objectif de l’accession n’avait pas été atteint. Aujourd’hui, la situation semble bien plus préoccupante, tant le désordre organisationnel et disciplinaire a pris le dessus.
Cinq saisons en Ligue 2, ce n’est plus un accident, mais le signe d’un malaise profond. Le NAHD paie cher l’absence d’un projet structuré, d’une politique sportive claire et d’une gestion rigoureuse. Tant que les mêmes erreurs seront répétées – recrutement hasardeux, laxisme disciplinaire, décisions à court terme – le retour en Ligue 1 restera un simple slogan, sans fondement réel.
O. Y.
