4 mai 2026

Le «non» catégorique de Bouderouaya à Meziane Ighil

Alors que le Nasr Hussein Dey cherche désespérément à stabiliser sa situation administrative et financière, les coulisses du club restent agitées. Parmi les tentatives de restructuration en cours, celle initiée par l’entourage de l’ancien président Meziane Ighil, qui pense à revenir, a connu un coup d’arrêt significatif. Sofiane Bouderouaya, ancien directeur général de la SSPA-NAHD, a en effet décliné la proposition de collaboration qui lui a été faite.

Le refus de Sofiane Bouderouaya n’est pas motivé par une désaffection pour le club, mais par une exigence de transparence et de gouvernance. Après avoir été sollicité par les proches de Meziane Ighil pour s’impliquer dans le nouveau projet, l’ancien DG a été clair : il n’est pas intéressé.

En cause, une amère expérience vécue cette saison. Bouderouaya semble avoir tiré les leçons d’un exercice où il s’est retrouvé confiné dans un rôle de simple pourvoyeur de fonds, sans pour autant avoir le pouvoir de décision correspondant à ses investissements.

Il ne veut pas reproduire les erreurs du passé

Pour lui, il est hors de question de «remettre le couvert» en finançant un projet dont les orientations stratégiques échappent à son contrôle.

La frustration de l’ancien dirigeant est palpable. Cette saison, alors qu’il injectait ses propres deniers dans le club, la réalité du terrain montrait une toute autre dynamique. En coulisses, ce sont le président du CSA, Hanied, ainsi que le président de l’APC d’Hussein-Dey qui tenaient les rênes, reléguant Bouderouaya à un rôle de spectateur, bien que financier, des décisions prises pour le club. Ce décalage entre l’engagement financier et le pouvoir décisionnel est, selon lui, la cause principale des dysfonctionnements actuels du Nasria.

Le clan Ighil maintient le cap

Malgré ce refus, le clan Ighil ne baisse pas les bras. La situation du club, en grande souffrance financière tout au long de l’année, impose une réaction rapide pour éviter de revivre le même scénario. L’idée centrale reste la mise en place d’une direction collégiale.L’entourage de l’ancien président est donc entré en contact avec d’autres parties prenantes, espérant fédérer les énergies autour d’un projet de gestion partagée. L’objectif avoué est de protéger le NAHD de nouvelles crises financières et d’assurer une stabilité pérenne. Reste à savoir si cette nouvelle stratégie de recrutement de partenaires sera suffisante pour convaincre les acteurs influents de la sphère nahdiste de s’unir autour d’un projet commun.

O.Y.

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