Alors que la saison 2025-2026 approche à grands pas, le président de l’USM El Harrach, Sofiane Touahria, a clairement établi ses priorités : assainir les finances du club avant toute projection vers l’avenir. C’est en somme très important que d’assainir la situation financière du club. Le président harrachi tient le bon bout en ce début de trêve estivale
Par Mouloud Ait Mesbah
Dans une situation financière tendue, le règlement des dettes contractées lors de la saison écoulée s’impose comme un passage obligé, tant pour garantir la stabilité du club que pour préparer sereinement la nouvelle saison.
Les salaires impayés au cœur des préoccupations
Aujourd’hui, les joueurs de l’USMH réclament pas moins de quatre mois de salaires impayés. Une situation qui suscite inquiétude et frustration dans le vestiaire, au point où plusieurs éléments auraient conditionné le renouvellement de leur contrat ou négociations pour la saison à venir à la régularisation totale de leurs dus. «Avant de penser à continuer avec le club, il faut qu’on nous paie ce qu’on nous doit. Le respect commence par là», a confié un joueur sous couvert d’anonymat. Ce climat délétère compromet toute tentative de projection sportive à court terme, d’autant plus que le staff technique vit une situation similaire.
Le staff technique également concerné
Dirigé par Abderrahmane Osmane, le staff technique attend lui aussi le versement de plusieurs mois de salaire. Face à l’absence de règlement, certains membres n’excluent pas de saisir la Commission nationale de résolution des litiges (CNRL), ce qui pourrait exposer le club à des sanctions sévères, notamment une interdiction de recrutement si des décisions défavorables venaient à être rendues. Une telle perspective serait catastrophique pour un club qui cherche à se reconstruire après avoir raté son objectif d’accession la saison passée. Dans un communiqué publié récemment, Sofiane Touahria a mis les choses au clair : le staff technique actuel ne sera pas reconduit. Une décision qui marque la volonté du président de renouveler en profondeur la direction technique, mais qui impose avant tout un règlement financier complet envers ceux qui vont quitter le navire. «Il est inconcevable de tourner la page sans solder les comptes. Le club doit repartir sur de nouvelles bases, mais sans fuir ses responsabilités», aurait confié un proche de la direction.
Pas de recrutement sans assainissement
Avant de penser au marché des transferts, le président Sofiane Touahria veut éviter tout litige juridique qui freinerait l’USMH dans sa relance. Le président entend d’abord clôturer proprement la précédente saison, à travers le paiement des arriérés, afin d’évoluer dans un cadre administratif sain, sans blocage de la FAF ou d’autres instances de régulation. La pression est forte, notamment de la part de certains membres de l’Assemblée générale du club, qui ont insisté ces derniers jours sur «l’absolue nécessité d’assainir les finances avant toute démarche sportive». Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’à l’USMH l’heure est à la gestion de crise. Entre dettes accumulées, mécontentement généralisé et incertitudes sportives, le président Touahria se retrouve face à un défi de taille. La réussite de la saison prochaine passera inévitablement par une remise à niveau financière. Sans cela, aucun projet ambitieux ne pourra voir le jour à El Harrach.
M. A-M.
