Le boulot a été fait. D’une manière efficace. Même si tout n’a pas été parfait. L’équipe nationale, tombeuse du Burkina Faso (1-0) dimanche, n’a eu besoin que de deux sorties pour valider sa présence en 8es de finale de la CAN 2025 (21 décembre – 18 janvier) au Maroc. Seules deux autres sélections ont fait de même. Il s’agit de l’Egypte et du Nigeria, cadors africains. En se hissant au prochain tour, les Verts surpassent un traumatisme qui risquait de perdurer.
Par Mohamed Touileb
Le passé c’est le passé. Les cadres comme Aïssa Mandi et Riyad Mahrez, qui ont vécu les désillusions de l’intérieur, n’ont cessé de le répéter. A priori, c’est plus les supporters algériens qui en gardent les séquelles que les joueurs.
« Regarder vers le futur »
D’ailleurs, Mandi n’a pas manqué de couper court à ce sujet avant même la victoire face aux Burkinabè. «Il y a des nouveaux joueurs, un nouveau sélectionneur… je ne veux plus revenir sur le passé. En tant qu’équipe, nous devons regarder vers le futur», précisait le vice-capitaine des Verts.
En signant deux succès, les camarades d’Ibrahim Maza, qui a mis à profit sa titularisation contre les Etalons en décrochant le trophée d’Homme du match, ont assuré la première place de la poule ‘’E‘’ avant la fin du premier tour et le dernier match contre la Guinée-équatoriale.
Psychologiquement, les Guerriers du Désert ont tenu bon. Ils ont montré beaucoup de solidité et une faculté à absorber le danger dans les moments compliqués. Pour ça, ils ont pu compter sur la perspicacité et la lucidité tactique d’un Vladimir Petkovic qui ne se disperse pas et ne s’agite pas sur le banc de touche.
Petkovic fera souffler ses titulaires
Avant-hier, Petkovic a aidé (on évoque ce volet dans l’article ci-dessous) les siens à reprendre l’ascendant sur les Etalons. Cependant, le Suisso-Bosnien ne veut pas s’attirer la lumière et les louanges et préfère complimenter ses poulains. «Les joueurs ont livré un match solide. Nous avons rencontré des difficultés, mais nous avons su les surmonter. Nous avons créé un nombre appréciable d’occasions. Certes, nous n’avons pas marqué beaucoup de buts, mais l’essentiel est d’avoir assuré la qualification, et nous en sommes heureux», précise-t-il.
En parlant d’occasion créées, on notera qu’il y a un manque de réalisme persistant chez les «Guerriers du Désert». Un domaine qu’il faudra optimiser pour les sorties à venir. On peut penser que pour le «match III», le coach fera tourner à moyen spectre pour permettre à ses éléments de souffler. «Nous allons dès maintenant commencer à préparer le prochain match et j’effectuerai quelques changements. J’évaluerai le rendement de chaque joueur et je donnerai leur chance à un plus grand nombre d’éléments», annonce-t-il.
Pour la première fois depuis 6 ans, les Algériens vivent une phase de poules sans agitations ou turbulences. Leur sélection a rapidement réservé une place dans la phase à élimination directe de la messe continentale. Des signaux positifs sont là pour espérer un parcours abouti de Riyad Mahrez, qui a inscrit 3 des 4 buts algériens dans cette épreuve, et ses compatriotes. Tout reste à faire.
M.T.
