À l’entame de la phase retour, la situation financière du RCK continue de susciter de nombreuses interrogations. Présenté en début de saison comme un simple contretemps administratif devant être réglé en un à deux mois, le problème du compte bancaire bloqué s’éternise. Plus de six mois après, aucune avancée concrète n’a été enregistrée, maintenant le club koubéen dans une zone d’incertitude préoccupante. Ce blocage a des répercussions directes sur le fonctionnement du club. Les subventions de l’APC, indispensables à l’équilibre budgétaire, demeurent gelées tant que la situation du compte n’est pas régularisée. Cette absence de ressources financières complique la gestion quotidienne, alors que les charges liées aux salaires, aux primes et à la logistique continuent de s’accumuler à un rythme soutenu. Sur le plan sportif, cette contrainte financière agit comme un frein silencieux. Dans un championnat où la lutte pour l’accession exige des moyens conséquents, la stabilité économique reste un facteur déterminant. Sans liquidités suffisantes, le RCK se retrouve limité dans sa capacité à renforcer son effectif, à anticiper d’éventuels ajustements ou à sécuriser un climat de travail serein autour du groupe. Cette situation pèse également sur l’environnement général du club. Même si le staff et les joueurs s’efforcent de se concentrer sur le terrain, l’incertitude persistante en coulisses finit par s’installer dans les esprits. Elle peut affecter la projection à moyen terme et la gestion des échéances importantes de la phase retour. À l’heure où chaque détail compte pour rester dans la course à l’accession, le RCK avance avec un handicap structurel. Tant que le dossier du compte bloqué ne sera pas définitivement réglé, la maison koubéenne restera sous pression, contrainte de composer avec des ambitions sportives freinées par une réalité financière toujours aussi pesante.
M. A.
