Fouzi Lekjaa, margoulin et discordant

Présenté par certains cercles au Maroc comme le symbole du conflit algéro-marocain et homme des coulisses par excellence, Fouzi Lakjaa ne fait pas pour autant l’unanimité chez lui.
Le torse bombé, la posture d’un soldat au garde-à-vous devant l’hymne de son pays, Chouf TV ne dresse pas un tableau flatteur de l’actuel président de la Fédération royale de football en plein conflit algéro-marocain autour d’un maillot controversé qui a conduit à l’annulation de la demi-finale aller de la Coupe de la Confédération (CAF CC) entre l’USM Alger et le RS Berkane suite au forfait de ce dernier.
Dilapidation de l’argent public
La mainmise de Fouzi Lakjaa sur le centre décisionnel de la CAF et son influence notoire dans les coulisses représentent carrément un fait d’arme qui fait bien pavoiser de l’autre côté de la frontière. Un statut de toute-puissance qui fait croire que le football marocain est au-dessus de toutes les institutions de la CAF. Ce qui est peut-être vrai. Mais cela ne fait pas pour autant du foutriquet Lakjaa un prophète chez lui. Loin s’en faut.
En effet, beaucoup de Marocains reprochent à l’homme un bilan “économique” catastrophique. Et un penchant pour le bling-bling et les dépenses astronomiques aux frais de la princesse… euh pardon Sa Majesté ! Également Ministre-Délégué chargé du Budget, l’homme est notoirement connu au Royaume Chérifien pour être un spécialiste de la dilapidation de l’argent public, disent de lui les internautes.
Le hashtag « LekjaaFassid »
Si d’aucuns lui reconnaissent son influence à la CAF, il n’en demeure pas moins que son image est éclaboussée par plusieurs casseroles. À tel point que les supporters du Raja de Casablanca ont initié par le passé une campagne sur X (ex-Twitter) avec le hashtag #LekjaaFassid (Lekjaa corrompu). Ce qui est tout sauf de vaines accusations. Après avoir été récemment mentionné dans une enquête liée à une affaire de drogue, Lekjaa fait de nouveau l’objet de l’attention médiatique au Maroc pour une affaire impliquant une journaliste locale à qui il aurait financé une opération chirurgicale complexe avec les fonds d’un club de football local.
Ceci en plus de précieux cadeaux à coups de milliers de dirhams, rapportent les médias locaux. Des accusations qui interrogent sur l’utilisation de l’argent public par cet homme dont le penchant pour l’informel et l’illicite ne fait plus aucun doute. Mais tant qu’il continuera à s’acquitter de ses basses missions, il continuera à sévir.
In lagazettedufennec.com
