Le club d’Hussein-Dey traverse l’une des zones de turbulences les plus décisives de son histoire récente. Après l’annonce publique de la démission de Yacine Hanied, président du Club Sportif Amateur (CSA), le NAHD se retrouve face à un vide institutionnel qu’il est urgent de combler. Aujourd’hui, l’avenir du club ne dépend plus des promesses, mais de la capacité d’un homme providentiel à franchir le pas. La balle est officiellement dans le camp des candidats.
Par Omar Yahiaoui
Parmi les noms qui circulent avec insistance, celui de l’ancien patron du club et figure emblématique du football national, Meziane Ighil, revient comme un leitmotiv. Ayant déjà manifesté son intention de prendre le relais, Ighil -ou tout autre candidat sérieux -doit désormais passer à l’offensive. La procédure est claire : pour sortir de l’expectative, le futur candidat doit demander la convocation d’une Assemblée générale (AG). Cette réunion sera le socle de la transition, avec pour ordre du jour principal l’ouverture officielle des candidatures. C’est le seul mécanisme légal permettant de valider un projet de reprise et de donner une légitimité à une nouvelle direction capable de stabiliser un navire en plein tangage.
Le nœud administratif : le dossier de la DJSL
Si le chemin vers la présidence semble tracé, un léger blocage administratif subsiste. La pérennité financière immédiate du club dépend du dépôt du budget prévisionnel pour la saison 2025-2026 auprès de la Direction de la jeunesse, des sports et des loisirs (DJSL). Sans ce document, aucune subvention ne pourra être débloquée.
Cependant, Yacine Hanied a tenu à rassurer la famille du Nasria. Bien que démissionnaire, il s’est engagé à finaliser ce dossier crucial entre le 20 et le 25 mai prochain. Ce délai technique ne doit pas freiner les ardeurs des candidats ; au contraire, Hanied a promis une passation de consignes fluide et transparente dès qu’un successeur sera élu, assurant ainsi la continuité administrative, le temps que la DJSL traite le dossier.
Les 18 milliards expliqués
Au-delà de la bataille pour la présidence, la direction sortante a tenu à apporter des précisions de taille concernant les finances du club, souvent sources de fantasmes et de tensions. Le chiffre de 18 milliards de centimes évoqué lors de la dernière Assemblée générale ordinaire a suscité de vives réactions. La direction précise que ce montant ne représente pas uniquement les charges de l’exercice en cours. Il englobe une part importante de dettes antérieures et de régularisations liées à la saison dernière. A titre d’exemple, une partie de cette somme a été consacrée au paiement des arriérés de salaire de l’ancien entraîneur Abdelkader Iaïche et au paiement d’anciennes dettes de joueurs. Cette mise au point vise à assainir le débat et à montrer aux futurs repreneurs que la gestion actuelle a dû composer avec un héritage pesant.
O. Y.
