Maintenant que l’USMA a assuré la qualification pour les quarts de finale de la Coupe de la CAF, les responsables doivent s’activer pour nommer un nouvel entraîneur. Il est temps, avant d’aborder le calendrier infernal à partir de la semaine prochaine, avec des matchs importants et d’autres décisifs au menu.
Par Moussa Maïdi
L’USM Alger a bouclé la phase de poules de la Coupe de la CAF sur un match nul vierge face à l’OC Safi (0-0), un résultat suffisant pour assurer l’essentiel : conserver la première place du groupe A. Dans une rencontre fermée et tactique, l’équipe a joué avec grande prudence face à un adversaire réputé solide en déplacement, préférant gérer plutôt que se découvrir inutilement. Un choix stratégique assumé qui leur permet aujourd’hui d’aborder la suite de la compétition avec sérénité. Cette première place n’est pas anodine. Elle offre à la formation de Soustara un avantage considérable pour les quarts de finale : éviter une grosse cylindrée continentale dès ce tour et avoir l’avantage de jouer le match retour à Alger, devant son public. Un atout psychologique et sportif non négligeable dans une compétition où les détails font souvent la différence à ce stade avancé. Ce parcours maîtrisé intervient pourtant dans un contexte particulier. Depuis le départ de l’entraîneur Abdelhak Benchikha, la barre technique fonctionne en mode intérim. C’est Hadj Adlane qui a assuré la transition avec sérieux, parvenant à maintenir le cap lors des trois dernières journées. Sous sa direction, l’équipe a notamment bien négocié deux déplacements délicats, à Bamako puis à Abidjan, confirmant sa solidité mentale et sa capacité d’adaptation loin de ses bases.
Mais si le bilan sportif reste positif, l’urgence se situe désormais ailleurs. La direction doit rapidement trancher la question du nouvel entraîneur. Le calendrier à venir s’annonce particulièrement chargé, avec des rendez-vous déterminants aussi bien en championnat qu’en Coupe d’Algérie. Pour aborder cette séquence décisive dans les meilleures conditions, la stabilité technique devient indispensable. Ceci dit, le directeur général sportif Said Allik a d’ailleurs assuré récemment que la nomination du futur coach était imminente. Une annonce attendue avec impatience par les supporters, conscients que la suite de la saison dépendra en grande partie du choix effectué. Entre ambitions africaines et objectifs nationaux, l’USMA s’apprête à entrer dans une période charnière où chaque décision comptera. En attendant, les Rouges peuvent savourer leur mission accomplie en phase de groupes. Solides, disciplinés et efficaces, ils ont confirmé qu’ils possèdent les ressources pour aller loin. Reste maintenant à franchir le cap suivant, avec, espèrent-ils, un nouveau guide sur le banc pour mener l’équipe vers de nouveaux sommets.
On parle de Ndiaye et Mosimane
Jusqu’à hier après-midi, il n’y avait aucun concret concernant l’identité du futur entraineur de l’USMA. Certes, le directeur général sportif Said Allik a déjà affirmé que c’est Miloud Hamdi qui tenait la corde, mais il aurait cédé à la pression car le technicien franco-algérien, récemment viré du club égyptien Al-Ismaïly, ne fait pas l’unanimité au sein de la maison usmiste, notamment du président du conseil d’administration Bilal Nouioua. Il faut dire que le premier responsable du volet sportif au club de Soustara sait pertinemment que la nomination d’un entraineur de renom s’impose, dans le cadre du travail à long terme. Selon des indiscrétions, le DGS a jeté son dévolu sur le Sénégalais Lamine Ndiaye et le Sud-africain Pitso Mosimane. Le premier est sans poste depuis quelques jours seulement après avoir quitté le club congolais TP Mazembe. Il est ouvert sur toutes propositions. Quant au second, il n’est pas à présenter puisqu’il fait partie des meilleurs entraineurs du continent africain. Selon une source proche du dossier, il y a eu des touches avec les deux entraineurs en question de la part d’Allik via des intermédiaires. Selon notre source, les pourparlers sont en cours et le DGS veut opter pour un entraineur qui n’est pas vraiment coûteux car le budget consacré par le propriétaire du club ne permet pas à engager un entraineur avec un salaire supérieur à 50 000 euros. Si la venue de l’un d’entre eux se concrétise, l’USMA tiendrait sans doute un entraineur d’envergure capable à redresser la barre et mener la formation usmiste à atteindre ses objectifs en fin de saison, notamment en Coupe de la CAF, une compétition qui demeure un principal objectif cette saison et les responsables ne vont pas lésiner sur tous les moyens afin de rééditer l’exploit de 2023.
M. M.
