À dix jours du coup d’envoi du championnat, l’entraîneur Mohamed Mana hausse le ton et fixe le niveau d’exigence à ses joueurs. Face aux enjeux cruciaux du début de saison, le technicien exige une concentration maximale, un esprit de groupe sans faille et une détermination totale sur le terrain.
Par Mehdi Allel
L’heure n’est plus aux réglages amicaux ni à la contemplation des efforts estivaux. À l’approche de la première journée de compétition, le staff technique passe à la vitesse supérieure pour mettre l’effectif sous haute tension tactique et mentale. Mohamed Mana a tenu un discours ferme et mobilisateur devant l’ensemble de son groupe afin d’installer d’emblée une dynamique victorieuse. Conscients de la responsabilité qui pèse sur leurs épaules, les coéquipiers du gardien de but Sidi Saleh doivent impérativement basculer en mode compétition dès à présent pour éviter toute mauvaise surprise lors du rendez-vous initial.
« Dans dix jours, c’est la compétition qui commence »
Le technicien du Raed a tenu à rappeler le poids psychologique et comptable d’une entame réussie. Un début manqué peut fragiliser le travail de plusieurs semaines et installer le doute dans les têtes. Lors de sa causerie habituelle avant de commencer l’entrainement, Mohamed Mana a déclaré d’emblée devant ses troupes : «Dans dix jours, c’est la compétition qui commence. Le premier match d’une saison donne le ton de tout notre parcours. Je ne veux voir personne en retard psychologiquement». Ces paroles marquent la fin définitive de la période de tolérance accordée durant les matchs d’application. Le message du coach à ses joueurs a pour but de montrer à ses troupes que la préparation physique s’efface désormais devant la préparation mentale et la gestion des émotions.
« À partir d’aujourd’hui, le niveau d’exigence monte d’un cran »
Insistant lourdement sur la rigueur tactique, le coach refuse le moindre relâchement sur le terrain. Il rappelle à son effectif que le haut niveau se joue systématiquement sur des détails d’une fraction de seconde. «Pendant la préparation, j’ai toléré quelques erreurs pour vous laisser apprendre. À partir d’aujourd’hui, le niveau d’exigence monte d’un cran. Un mauvais replacement, un marquage relâché sur coup de pied arrêté, une passe d’inattention. Ce sont ces détails qui coûtent trois points. Soyez concentrés 90 minutes, pas 85 !», a insisté Mana devant son groupe. Cette mise en garde vise à éradiquer les trous d’air constatés lors des précédentes sorties amicales. La solidarité défensive et la vigilance permanente deviennent les conditions absolues pour espérer glaner des points précieux dès l’ouverture du championnat.
« C’est le groupe qui fera la différence, pas onze individualités »
Pour réussir le marathon qui s’annonce, la cohésion interne constituera le socle principal de la réussite collective. L’entraîneur a tenu à impliquer l’intégralité du vestiaire, au-delà du seul onze entrant. «Peu importe qui débute le match et qui sera sur le banc, je veux un bloc soudé. Les remplaçants doivent être prêts à faire basculer la rencontre dès leur entrée. Si on veut aller au bout de nos objectifs cette saison, c’est le groupe qui fera la différence, pas onze individualités.» En responsabilisant aussi bien les titulaires que les remplaçants, le patron du banc koubéen cherche à créer une émulation saine et un banc d’impact capable d’apporter de la fraîcheur et du sang neuf à tout moment de la partie.
« Les supporters attendent qu’on mouille le maillot »
Enfin, le chapitre de la grinta et de la ferveur populaire a conclu cette prise de parole intense. Le maillot porté impose des devoirs éthiques et un engagement total envers le public. «Vous portez des couleurs qui exigent du respect et des résultats. Les supporters attendent qu’on mouille le maillot dès la 1re journée. Ne jouez pas avec la peur de mal faire, jouez avec la grinta et l’envie d’imposer notre jeu d’entrée.» Ce rappel à l’identité du club doit servir de levier de motivation pour aborder la première confrontation avec agressivité positive, autorité et sans le moindre complexe d’infériorité. La balle est désormais dans le camp des joueurs pour transformer ces directives verbales en actes concrets sur la pelouse.
M. A.
