La situation sportive délicate que traverse le NA Hussein-Dey ne peut être dissociée des choix opérés en amont, notamment lors du dernier mercato hivernal. En coulisses, de nombreuses voix s’accordent aujourd’hui à dire que les dirigeants ont commis des erreurs stratégiques majeures, dont les conséquences pèsent lourdement sur le présent du club… et risquent d’exploser au visage de la prochaine direction.
L’un des principaux griefs adressés à la direction sortante concerne la gestion du dossier financier, et plus précisément le non-apurement des dettes enregistrées au niveau de la Commission de Résolution des Litiges. En n’effaçant pas ces arriérés à temps, les responsables ont privé le club de toute marge de manœuvre lors du mercato, rendant impossible l’enregistrement de nouvelles recrues.
Résultat : le NAHD s’est présenté avec un effectif limité, insuffisamment renforcé, incapable de répondre aux exigences d’un championnat où la concurrence impose profondeur de banc et qualité dans tous les compartiments. Cette situation a largement contribué aux difficultés rencontrées sur le terrain, malgré les ambitions affichées en début d’exercice.
Une bombe à retardement pour le prochain président
Plus inquiétant encore, cette gestion approximative risque de laisser un héritage empoisonné au futur président du club. Si les dettes ne sont pas réglées rapidement, la prochaine direction se retrouvera dans la même impasse : interdiction de recruter, blocage administratif et incapacité à bâtir une équipe compétitive pour la saison prochaine.
Autrement dit, le problème ne se limite pas à un simple échec sportif conjoncturel. Il s’agit d’une véritable bombe à retardement, susceptible d’hypothéquer l’avenir du NAHD sur plusieurs exercices, et de freiner toute tentative de reconstruction sérieuse. A ces erreurs financières s’ajoute une profonde scission au sein même de la direction. Selon plusieurs sources, les dirigeants n’étaient pas sur la même longueur d’onde, ni sur les objectifs à atteindre, ni sur la manière de gérer le club. Les divergences étaient particulièrement marquées concernant le traitement du dossier des dettes : certains plaidaient pour un règlement rapide afin de repartir sur des bases saines, tandis que d’autres privilégiaient une gestion à court terme, repoussant sans cesse l’échéance.
Cette absence d’unité et de vision commune a fini par paralyser la prise de décision, plongeant le club dans une gestion hésitante, faite de compromis fragiles et de choix incohérents. Une situation qui a directement impacté la stabilité sportive et institutionnelle du NAHD.
O.Y.
